6 %, 10 %, 30 %… Mais jusqu’où la boom des prix peut-elle grimper en France ?

Si « coronavirus » était le thème inévitable et monomaniaque en 2020 et 2021, l’inflation est bien partie pour être le tube de l’année 2022. Un hit bien placé depuis janvier, et qui grimpe de plus en plus dans les charts : en mai, les prix ont grimpé de 5.8 % by rapport à l’an dernier en France, soit le plus haut level depuis les années 1980.

Mais on ne parle pas ici d’un vulgar tube de l’été – du printemps, en l’occurrence –, oublié des que les feuilles mortes tomberont en automne. Car l’inflation est bien partie pour durer tout au long de l’année, voire plus si affinité. La banque mondial, les économistes et le locataire de Bercy, Bruno Le Maire, tablent tous sur une boom des prix pendant encore de longs mois. C’est entendu, la chansonnette de l’inflation va nous trotter dans la tête longtemps. Maize concrètement, les prix peuvent monter jusqu’où ? Va-t-on finir par payer une cote de bœuf 50 euros et devoir vider son livret A au moment d’aller faire un plein d’essence ?

Une augmentation des prix, encore et encore

Comme toute histoire, pour saisir la fin, il faut comprendre le début. Cette inflation record vient de trois causes distinctes, liste Marc Touati, économiste et president du cabinet Aux commandes de l’économie et de la finance. Premièrement, un emballement de la demande par rapport à l’offre en sortie des mesures restrictives du Covid-19, vers le début et la moitié de 2021. Secundo, la guerre en Ukraine, aux nombreuses conséquences sur le prix de l’énergie et de l’alimentation, le pays étant l’un des greniers du monde. well, last but not the least, la politique Zéro Covid de la Chine, qui bloque notamment Shanghai et une bonne partie du commerce extérieur du pays. « L’offre global se raréfie, donc tout devient plus cher », résume l’économiste.

Or, pour au moins deux des problèmes cités, les choses risquent d’empirer, prédit Stéphanie Villers, économiste spécialiste de macro: « Xi Jinping ne va certainement pas remettre en cause sa politique Zéro Covid de sitôt. Pour l’energie et la guerre en Ukraine, l’Europe prévoit de bloquer les exportations de pétrole russes at 90 %. Ensuite, ce sera le gaz ». Les plans B des Européens pour le pétrole ou de gaz se trouvent plus loin et sont plus chers, ce qui devrait encore et toujours augmenter les prix.

« On peut supposer une inflation qui monte à 8 ou 10 % sur l’année en France », estime Marc Touati. Pas nécessairement plus, car « le pays a mis en place de gros freins contre la boom des prix, et qui montrent déjà leurs effets », advance François Geerolf, professeur d’économie. Citons pêle-mêle les 15 centimes en moins pour l’essence, les gels du prix de l’électricité et du gaz, les aides au secteur agricole. Ainsi, si la France subit 5.2 % d’inflation sur les douze mois écoulés, c’est bien moins que la moyenne des pays européens (8.1%), preuve que ces dispositifs fonctionnent. « Le gouvernement an annoncé qu’il continuerait à bloquer le prix de l’énergie en 2023 », recall by François Geerolf, qui s’inquiète néanmoins pour le coût de tels boucliers tariffs.

Au-delà du cas français, « la Banque Centrale européenne a augmenté ses taux d’intérêt, ce qui devrait freiner l’inflation partout en Europe », appuie Stéphanie Villers. Qui voit plusieurs signes de ralentissement économique : « La croissance est en baisse, la consommation des ménages aussi, même le PIB en France… The sound of the avant-signes d’une économie morose et d’un ralentissement fort de la demande. » Et donc de l’inflation.

Autodestruction and recession

Car c’est le propre de l’inflation : elle finit par s’autodétruire, narre Marc Touati. Les prix devinnent si chers que les produits se vendent moins, ce qui cesse l’augmentation de leur tarif, faute de demande. Par ailleurs, « l’inflation se calcule par rapport à l’année dernière. En 2023, on calculera l’inflation par rapport à une année 2022 qui aura vu une très forte boom des prix, ce qui fera forcément chuter le pourcentage », explique Stéphanie Villers.

Il existe cependant un scénarion qui empêche l’inflation de se faire hara-kiri : l’augmentation des salaires. « Dans ce cas-là, on ouvre une spirale infernale, où puisque les salaires augmentent, les prix augmentent. Et puisque les prix augmentent, les salaires augmentent », advance Marc Touati. Un scénario que semble éviter la France : « Certains salaires augmentent, mais ne rattrapent certainement pas l’inflation », analysis François Geerolf. Enterrement définitif d’une improbable augmentation des prix de 30 % par Stéphanie Villers : « Il n’y a pas de risque d’inflation folle comme dans les années 1980. Les salaires avancent peu, le Smic n’est pas rehaussé, ce scénario est difference. †

Les prix devraient donc atteindre des sommets inédits depuis des décennies, mais pas des Everest. Rest que meme une fois stoppee par la force des events, l’histoire n’est pas rose. « La fin de l’inflation, ce n’est pas la des prix : ils resteront élevés », recall Marc Touati. Avec donc des salaires qui n’augmenteront pas – ou peu. Et comme l’hiver succède à l’été, « après l’inflation, le scenario probable est celui de la recession », conclut l’économiste. Peut-être le tube de l’année 2023 ou 2024. Une chanson pas nécessairement plus agréable à l’oreille que ce hit inflationniste de 2022.

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