Assurance-vie : les trois revolutions d’un placement de plus and plus innovant

Fin 2021, 1876 milliards d’euros étaient placés sur ce vieux produit d’épargne, soit plus que le produit intérieur brut de l’Espagne ou de l’Italie ! Contra vents et marées, l’assurance-vie reste le placement préféré des Français. Rassurant mais also the plus and plus innovative. “Les principales innovations sont à mettre au crédit du digital et de la diversité des supports financiers qu’on peut désormais y loger”, explique Hugues Aubry, membre du comité executif de Generali France – qui est aussi le principal fournisseur et partenaire des fintech commes Altaprofits, Nalo, Cashbee, Ritchee, Goodvest, etc.

Autre lame de fonds, l’investissement socialment responsable (ISR) et à impact. “Dans les cinq ans, l’offre actuelle aura disparu au profit d’une offre intégralement ISR”, pronostique Daniel Collignon, director général de Spirica, une filiale de Crédit agricole assurances.

1/ Des délais raccourcis

Comme dans les principaux pans de l’industrie Financière, tout peut se faire en ligne aujourd’hui. Mais il ya toujours des délais avec l’assurance-vie, souvent liés à la regulation. “Il nous manque par exemple l’instantaneité”, says Daniel Collignon. En effet, quand vous faites un retrait, les sommes ne sont pas immédiatement portées sur votre compte, comme cela peut être le cas avec un simple virement bancaire. “L’assureur à deux mois pour vous verser l’argent selon la loi”, poursuit Daniel Collignon. En fonction des compagnies, le délai est plus ou moins long. “Le terras client reste très inégal selon les opérateurs : certains proposent le retrait par Internet avec virement des sommes en 48 heures sur votre compte en banque, mais ailleurs, cela peut facilement prendre quatre à six semaines… voire bien davantage, certains bloquant toutes les transactions tant que vous n’avez pas mis à jour votre profil client ou justifié dans le détail un rachat visant simplement à faire face à un besoin de trésorerie !” s’émeut Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site Good Value for Money. “Nous nous engageons sur le délai de 72 hours, à condition en effet que nous ayons récupéré toutes les informations qu’exige la réglementation”, selon Hugues Aubry.

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Idem quand vous faites un arbitrage entre supports financiers, qui peut, là aussi prendre plusieurs jours, vous empêchant de facto d’utiliser l’assurance-vie comme un produit de trading boursier. “Chez Spirica, nous nous engageons sur un délai d’execution en 24 heures”, explains Daniel Collignon. En clair, si l’assurance-vie a fait des progrès, ce n’est ni un compte bancaire, ni un compte-titres ! Autant l’avoir a l’esprit.

2/ Un large choice de supports financiers

On peut désormais presque tout mettre au sein des bons contrats d’assurance-vie (lire notre numero spécial dans L’Express du 7 avril) : des fonds d’investissement de toute nature (actions, obligations, diversifiés), des fonds immobiliers (OPCI, SCPI ou SCI), des titres vifs (limités à certains grands indices boursiers, comme le CAC 40, le SBF 120 ou l’ Eurostoxx 600 par exemple), du private equity, de la dette Privée, des produits structurés, etc. Cette diversité est bienvenue pour pouvoir s’adapter aux conditions des différents marchés financiers. “Pendant longtemps, l’allocation des actifs au sein des contrats était plus simple. Pour schématiser, on mettait 70% sur le fonds garanti en euros et le reste sur certains bons fonds diversifiés comme ceux de Carmignac, DNCA ou Les d’autres. mauvaises années, the yield était autour de zéro, les bonnes, the 1% or 2% au-dessus de la rémunération du fondsguarantee en euros”, explique Hugues Aubry. Aujourd’hui, avec un fonds en euros qui rémunère entre 1% et 1.50%, il faut clairement changer de mode opératoire et s’appuyer sur les différents supports disponibles dans le contrat pour espérer une certaine performance. “L’allocation type a change de visage. Elle est désormais d’un tiers sur le fonds en euros, d’un tiers sur des OPCVM actions ou diversifiés et d’un tiers sur des supports alternatifs comme l’immobilier, les fonds d ‘infrastructures ou certains fonds de private equity, qui present une volatilité plus faible et qui capitalisent progressivement”, poursuit Hugues Aubry. D’où l’importance de bénéficier, au sein de son contrat, de tous les supports nécessaires pour y parvenir.

La dernière nouveauté est l’introduction du private equity (des fonds qui investissent dans des sociétés non cotées), qui a été rendue possible par la loi Macron d’abord, puis la loi Pacte. La plupart des fonds proposés ne sont ouverts à la souscription que pendant une période donnée (l’assureur achète 50 millions d’euros par exemple à un fonds de private equity et, une fois qu’il les a revendus à ses assurés, le fonds est ferme) et la liquidité est soumise à toute une series of conditions. Avec ce type de fonds, si vous tardez à vous décider, il vous passe sous le nez et il faut attendre que votre assureur vous en propose un autre. “Désormais, apparaissent des fonds de private equity ‘evergreen’, qui sont perpétuellement ouverts à la souscription et beaucoup plus liquides”, Daniel Collignon explains. Spirica s’est d’ailleurs fait une spécialité de ces fund de private equity. “Nous essayons de proposer tous ceux qui sont formatés pour l’assurance-vie dans nos contrats, actuellement sept ou huit, et nous assurons la liquidité et donc la possibilité de retreat, à chaque date de valorisation (tous les quinze jours)”, poursuit-il.

3/ Un accompaniment dans la gestion Financière

Dans les années 2000, les courtiers en ligne (Altaprofits, Linxea, etc.) ont apporté beaucoup d’innovation sur le marché de l’assurance-vie, avec des formulas où l’essentiel de la gestion se faisait à distance via Internet, à moindres frais (0% de frais d’entrée et d’arbitrage) et avec de véritables supermarchés de supports financiers où l’épargnant pouvait choisir entre plus the 1000 units de compte ou fund. Les fintech d’aujourd’hui ont pris un autre virage, celui de la simplification et de la pedagogy. “La nouvelle génération de courtiers en ligne, comme Yomoni ou Nalo, on segmenté leur offre par clientele”, indique Hugues Aubry. L’étalage d’un nombre infini de supports financiers où le client avait du mal à retrouver ses petits, a été remplacé par une promesse marketing beaucoup plus simple : le courtier vous propose de gérer votre argent (via des robo-advisors), selon votre situation et vos besoins. Vous n’avez plus qu’à choisir le bon profil, il y en a dix chez Yomoni, du plus prudent au plus risqué.

Nalo a une autre approche : à chacun de vos projets correspond un profil de gestion piloté par un super algorithme“Si vous voulez acheter votre logement dans cinq ans, financer les études de vos enfants dans quinze ans et préparer votre retreat dans trente ans, nous vous proposons, au sein du même contrat, trois gestions vos gestions cuères quières exact chafes et dans lesquelles la part des actifs risqués comme les actions va varier”, explique Albert d’Anthoüard, director of the private clientele chez Nalo. C’est très simple à comprendre : une gestion Financière par projet.

Les assureurs plus traditionnels offrent également des solutions de délégation de la gestion Financière. Selon les derniers chiffres de la profession, la part de la gestion pilotée est passée de 18% en 2019 à 31% and 2021. Une nécessité avec la multiplication des supports financiers.

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