Atos au plus bas depuis l’été 2009 : fresh strategy sous le signe du compromise – 13/06/2022 at 15:48

(AOF) – A 24 heures de la presentation de la nouvelle stratégie d’Atos, les investisseurs n’apprécient pas les fuites dans les médias de ce qui pourrait être annoncé mardi. Au sein d’un marché parisien en fort repli, l’action de l’entreprise de services du numérique chute de 9.14% at 19.19 euros, portant ses pertes depuis le début de l’année at 49%. Il faut remonter à l’été 2009 pour retrouver un level aussi faible pour l’action Atos.

Selon les informations de BFM Business, la société technologique va annoncer le détourage de ses activités historiques de services informatiques (activité d’infogérance) qui seront ensuite constituées dans une “entité juridique à part”. Cette nouvelle société, qui restera logée dans Atos, disposera d’une gouvernance et d’un bilan à part, afin de la gérer and autonomy.

Leur déclin affaiblit l’ensemble du groupe. Après une année 2021 exécrable en raison des difficultés structures de ces activités, Atos a lancé deux avertissements, dont l’un accompagné d’importantes dépréciations, depuis le début de l’année. Atos a ensuite presentation des perspectives 2022 décevantes.

The media explique qu’il s’agit d’un compromise entre le Conseil d’administration et le Directeur général, Rodolphe Belmer. Il avait évoqué la semaine dernière leur opposition sur la strategy à mettre en uvre. Le conseil veut maintenir l’indépendance et l’intégrité d’Atos et le director général envisagerait pour sa part une scission ou une introduction en Bourse de l’activité cybersécurité, joyau du groupe.

“La journée de demain sera donc importante pour juger de l’option finalment retenue. Dans tous les cas, on comprend que les levels de cours actuels engendrent des crispations et des divergences d’opinion au sein de la gouvernance “, souligne Invest Securities.

AOF – EN SAVOIR PLUS

points-clés

– Leader international de la transformation digital créé en 1997, n°1 européen du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs ;

– Activité de 10.8 Mds€, répartie en 3 divisions –infrastructure & data management pour 54 % des ventes, business & platform solutions pour 34 % et big data & cybersecurity pour 10 % ;

– Equilibre géographique des revenus : 23 % des ventes en Amérique du nord, 25 % en Europe du nord, 23 % en Europe Centrale et 22 % en Europe du sud ;

– Modèle d’affaires de transformation numerique durable ;

– Capital ouvert (9,96 % pour le fonds de pension Siemens et 2,2 % pour les salariés), Bertrand Meunier présidant le conseil d’administration de 13 membres, Rodolphe Belmer étant director général ;

– Bilan solid avec ratio dettes/capitaux propres de 28 % et effet de levier de 1.9, d’où l’exclusion par la direction de toute augmentation de capital.

Enjeux

– Nouvelle Stratégie : recentrage sur le digital, la décarbonation, la securité et le cloud qui devront contribuer à 65% des revenus à moyen terme / plan de redressement en Allemagne / vers une cession des activités d’infrastructures sur sites et de datacenters classiques soit 1/5ème des revenus ;

– Stratégie d’innovation développée dans 18 centers de R&D avec un portfolio de 3 000 brevets : open innovation via les partenariats avec les centers universitaires (informatique quantique, calculateurs exaflopiques, intelligence artificielle, HPC, leadership multicultural…), avec des alliances avec d’autres actors (AWS, Dell, Google, Huma, Microsoft, OVHCloud, Sparkle…) and avec les clients / 2 communautés scientifiques d’experts collaborators du groupe / program Scaler de collaboration avec 50 start-up;

– Strategy environnementale supportée par the Digital Transformation Factory, l’Hybrid Cloud, les solutions « Business Accelerators », the « Connected Intelligence » and the « Digital Workplace » et visant à répondre à 3 enjeux majeurs : neutralité de l’intensité carbone dès 2028 et réduction de moitié des émissions d’ci 2025 vs 2021 / ventes de solutions de decarbonation, renforcées par l’acquisition d’EcoAct / investissements dans les supercalculateurs à hydrogène et les technologies quantiques / lancement du 1er emprunt « vert » ;

– Reinforcement dans la sécurité avec l’achat du britannique Cloudreach et l’ouverture d’un center de sécurité souveraine en Bulgarie ;

– Visibilité de l’activité avec un carnet de commandes égal à 2.1 ans the chiffre d’affaires.

Defis

– Ralentissement des prizes de commandes et reduction de la durée des nouveaux contrats ;

– Guerre Russie-Ukraine : faible impact en terms de revenus (0.4 %) mais élevé en terms de forces de travail, les services auparavant fournis de Russie ayant été transférés vers l’Inde et la Turquie ;

– Redressement rapide attendu après la perte accusée en 2021, sur fond de rumeurs d’OPA par Airbus, Orange… et d’introduction en bourse des activités BDA et sécurité ;

– Après un début d’année marqué par un effritement des ventes, objectif 2022, confirmé, the revenus variant de +0.5 to + 1.5%, d’une margin opérationnelle de 3 to 5% et flux de trésorerie disponible entre + 150 M€ and 200 M€

La guerre des talents a été encore renforcée par l’annonce de Facebook, qui compte réaliser 10,000 embauches d’ici cinq ans en Europe. Le manque de resources humaines ne se limite ni à la France, ni à l’Europe : il est mondial. Ainsi 1.2 million d’ingénieurs informatiques devraient manquer en 2026 aux Etats-Unis. En France, selon Numeum, fédération du secteur du numérique, il manque environ 10,000 ingénieurs informatiques sur un total de 600,000 personnes employées par les éditeurs de logiciels et les entreprises de services numériques (SSII). Si le phenomène n’est pas nouveau, il s’ intensity. Il est renforcé à la fois par les embauches de certaines sociétés, à la recherche de développeurs pour internaliser leurs projets numériques essentials, et par les fortes ambitions de certaines start-up.

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