Comment l’Etat at-il réussi à soulager son besoin de financement au premier tri

Par Moez HADIDANE

Selon les résultats provisoires de l’execution du Budget de l’État à fin mars 2022, le solde du budget de l’État ressort excédentaire de 314 millions de dinars, contre un déficit de 885.1 millions de dinars durant les trois premiers mois de l’année 2021. Cela n’empêche pas la persistance du besoin de financement du budget puisque le solde budget est déterminé en amont par le remboursement du principal de la dette publique.

L’amélioration du solde budgétaire de la Tunisie au premier trimestre 2022 est attribuée à l’effet croisé de l’amélioration sensible des resources propres du l’État de 20.1% (+1.560 millions de dinars) contre un net ralentissement de la croissance des dépenses ordinaires (hors remboursement du principal de la dette) à seulement +3.2% (+278 millions de dinars).

L’affermissement des resources propres de l’État découle d’une augmentation des recettes fiscals de 14.2% (+1,067 millions de dinars) à 8 575.1 millions de dinars et de l’amélioration des recettes non fiscals (hors dons et confiscation) the 409 millions de dinars à 641 millions de dinars. L’impôt sur les sociétés (+32.6%), la TVA (+13.2%) et les Autres impôts indirects (+26.9%) ont dopé les recettes fiscals respectivement de +227 millions de dinars, +274 millions and +317 millions.

La decision des autorités de généraliser le taux de l’IS at 15% a permis d’élargir l’assiette des contributions en réduisant l’évasion fiscal. En même temps, l’État dispose d’un potential additionnel pour optimiser ses recettes fiscals en rationalisant les régimes forfaitaires, combattre le marché parallèle et instaurer une plus grande justice fiscal en matière d’impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP) entre les salariés, d’un côté, et les professions libérales d’un autre côté.

Au level des dépenses ordinaires du budget, on note un resserrement des dépenses de rémunération des salaires de -1.4% (-70 millions de dinars) à 5148 millions de dinars, des dépenses de Gestion de -31.6% (-116 millions de dinars). And revenge, les intérêts de la dette publique ont augmenté de 13.5% (+148 millions de dinars) à 1.245 millions de dinars.

Anyway, les dépenses d’interventions et de transfert s’amplifient de 246 millions de dinars (+15.8%) tout en ôtant une evolution divergente entre des dépenses de compensation qui ont augmenté de 632 millions de dinars à 1,305 millions de dinars ( dont un additionnel sur les carburants de 655 millions de dinars) against une bears des autres transferts et subventions de 386 millions de dinars.

La combinaison d’une accélération des recettes fiscals, au prix d’une pression fiscal qui frôle les 25% du PIB, et les prémices de rationalization des dépenses publiques, en private les dépenses des salaires et de gestion, ont conduit à un solde budgétaire positif au premier trimestre 2022.

Un éventuel atterrissage d’ici la fin de l’année 2022, avec un déficit budgétaire maitrisé à moins de 3% du PIB, est de nature à assainir les grands équilibres financiers du pays et doter l’État d’une margin de manœuvre assez comfortable pour réorienter les ressources Financières vers les dépenses productives qui, à leur tour, généreront plus the receipts fiscals sans augmenter la pression fiscal.

Un tel scénario suppose la poursuite de la maitrise actuelle des dépenses des salaires et de gestion et le maintien du meme level the dépenses de subvention.

Compte tenu d’un solde budgétaire positif au premier trimestre de 314 millions de dinars (439 millions de dinars en tenant compte des dons), des remboursements effectués au titre du principal de la dette pour un montant de 2,626 millions de dinars (contre 1,574 millions de dinars au premier trimestre 2021) et des dépenses de prêts et avances nets du Trésor (-54 millions de dinars), le besoin de financement de l’État a été soulagé comparé à la même période de l’année précédente à 2,808 millions de dinars, against 2,884 millions.

L’État aura encore besoin de rembourser au titre du principal de la dette pour les trois derniers trimestres de l’année 2022 un montant de 7,400 millions de dinars auxquels s’ajoutent les 6,000 millions de dinars (ressources de trésorerie de court terms accordées par le Trésor pour couvrir le gap trainé de 2021), le besoin de financement global remainder sera de l’ordre de 13.4 milliards de dinars.

Si, au contraire, l’État ne réussira pas à neutraliser le solde budgétaire et réalisera ainsi le déficit prévu dans la loi de finances 2022, soit -8.5 billions de dinars (compte tenu des dons et confiscations), le besoin de financement de l’État sera la somme des 13.4 milliards susmentionnés augmentés des 8.5 milliards de dinars, soit un besoin pour les neuf mois remainder de 21.9 billion de dinars.

Public on 07/06/22 09:53

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