Crypto monnaies : après le crash, les entreprises de la tech licencient en masse

Après une très belle embellie during the crisis sanitary, the secteur des cryptomonnaies s’effondre de nouveau depuis quelques semaines. Le bitcoin a dégringolé d’environ 70% par rapport à son level record atteint en novembre dernier. Jeudi, il se rapprochait meme du plancher symbolique de 20 000 dollars, son level le plus bass depuis plus d’un an et demi. L’ether, le binance coin ou encore le solana ont également drastiquement chuté. Outre l’exception Binance, plus grosse plateforme de cryptomonnaies en matière de volume d’échanges selon le site spécialisé Coinmarketcap, qui a annoncé le recrutement de 2 000 personnes, la chute récente des cours contraint la plupart des grandes entreprises de crypto à se d’une partie de leur personnel.

Mardi, la plateforme Coinbase a ainsi annoncé qu’elle comptait supprimer 18% de ses effectifs, soit près de 1 100 posts. D’autres sociétés de crypto-monnaies comme Gemini, BlockFi ou encore Crypto.com, comptent également se séparer de 5 to 20% de leurs employés. The start-up très en vue, à l’image de Terraform Labs, ont, elles, littéralement implosé. Dimanche, la banque cryptographique expérimentale Celsius a meme brusquement stoppé ses retreats. “Voilà où nous en sommes, dans une phase de contraction qui s’installe dans une période de stase – ce que notre industrie appelle l’hiver crypto”, écrivaient début juin Tyler et Cameron Winklevoss, PDG et président de Gemini, dans un bill the blog. “Tout cela a été aggravé par les turbulences macroéconomiques et géopolitiques actuelles”, soulignent les jumeaux, en faisant référence à la guerre en Ukraine et à la flambée de l’inflation.

“Il ya une corrélation de plus en plus forte entre les cryptomonnaies et les marchés traditionnels. Or aujourd’hui, ces derniers, à cause de l’inflation et de la hausse des taux directors, comme ceux de la Fed, ou encore de la guerre en Ukraine, manquent fondamentalement de visibilité”, expliquait récemment à L’Express Xavier Fenaux, associé chez Interactiv Trading, peu surpris des variations du marché. “Dans ces périodes difficiles, les investisseurs ont donc tendance à récupérer de l’argent, du cash, dans leurs actifs les plus risqués. Ce que sont les cryptomonnaies. Et comme ce marché reste très petit, celui-ci est soumis à de plus fortes secousses and cas de mouvements”.

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Les stablecoins, plus si stables que ça

La chute des jetons de l’écosystème Terra a particulièrement inquiété les professionnels du secteur. Alors qu’il se situait à environ 65 dollars, le cours du Terra-Luna, dont la capitalization avoisinait les 40 milliards de dollars début mai, a presque perdu l’intégralité de sa valeur en quelques jours, entraînant dans sa chute le TerraUSD ( UST), son stablecoin (monnaie stable), cryptomonnaie dont la valeur n’est pas censée fluctuer par rapport à une monnaie de référence comme le dollar. Or, les stablecoins jouent un rôle essential dans la stabilité du marché cryptographique en offrant aux traders un endroit sûr où placer leur argent entre deux paris sur des cryptomonnaies plus volatiles.

Quelques jours après la chute du TerraUSD, ce fut au tour du Tether, plus importante stablecoin au monde, de ne pas réussir à maintenir son lien avec le dollar américain and chutant jusqu’à 95.11 cents dans les échanges européens. Si le cours s’est ensuite redressé, ce rare dérapage a contribution à la chute du bitcoin. Ces défaillances ont ainsi mis en lumière la fragilité d’un system fondé sur la spéculation, aux contours parfois obscurs. In 2019, la Réserve fédérale américaine avait déjà critiqué dans un rapport le “manque de transparence quant au risque et à la liquidité des actifs garantissant les monnaies stables”.

Interroge par le Financial Times, Paolo Ardoino, chief technology officer chez Tether, s’est dans la foulée engagé à défendre l’ancrage du jeton au dollar, expliquant que la société avait acheté “une tonne” de dette publique américaine qu’elle était prête à céder dans ce but. Le quotidien britannique souligne toutefois qu’il “a refusé de donner des détails sur sa réserve de 40 milliards de dollars d’obligations d’État américaines”, censée le prémunir d’une nouvelle chute, ne voulant pas révélerè” de l’entreprise. “Nos contreparties ne sont pas publiques. Nous ne sommes pas une entreprise publique. Nous gardons donc ces informations pour nous-mêmes, mais nous travaillons avec de nombreuses grandes institutions dans l’espace financier traditionnel”, s’est défendu le Tetherrésentant .

Les critiques d’experts s’intensifient

Rest a savoir si ces entreprises sauront retrouver la confiance des investisseurs. Le Bitcoin était déjà tombé dans les limbes en 2018 (où son cours avait perdu près de 80%, passant de 20 000 dollars à un peu moins de 4 000), avant de renaître durant la crisis sanitaire. Dans tous les cas, cette nouvelle chute vient donner du grain à moudre aux nombreux chercheurs et professionnels du secteur informatique ne cachant pas leur aversion pour cette technology basée sur la blockchain, comme le souligne le Washington Post.

Dans une lettre récemment adressée au Sénat américain, 1,500 informatics, ingénieurs informatiques et technologues spécialistes du secteur, ont ainsi alerté sur “les catastrophes et les externalités liées aux technologies “blockchain et aux investissements” ellesguantiftifs results inévitables d’une technology qui n’est pas faite pour être utilisée et qui restera à jamais inadaptée en tant que fondement d’une activity économique à grande échelle”.

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“Tout informicien devrait être capable of devoir que les crypto-monnaies sont des systèmes de paiement Totaalment dysfonctionnels, et que la “technology blockchain” est une fraude technologique” lançait également début mai Jorge Stolfi, professeur d’éinformatique à l’University informatique à l’ État de Campinas au Brésil, dans un tweet devenu viral. Plusieurs experts lui on emboîté le pas, pointant du doigt l’impact environnemental catastrophique de la technology ou le fait qu’elle ait permis de créer une nouvelle forme de finance dérégulée. Interpellé on TwitterGuido van Rossum, le fondateur de Python (l’un des langages de programmation les plus utilisés au monde) n’a pas mâché ses mots, estimant que nous devrions tout simplement “laisser le Web3 [nouvelle version d’internet basée sur la blockchain et la cryptomonnaie, NDLR] perir dans une boule de feu”.


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