Face une inflation débridée, la BCE passe à l’action et va relever ses taux

L’institution, qui prévoit plus d’inflation et moins de croissance, a confirmé ce jeudi une premiere boom des taux depuis plus de dix ans, prévue pour le mois de juillet.

La Banque Centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de stopper ses mesures de soutien monétaire en mettant fin à des années de rachats d’actifs et annoncé qu’elle relèvera en juillet ses taux directors pour lutter contre l’inflation, une plus the dix ans. Annoncées à l’issue d’une réunion du conseil des governors, délocalisée à Amsterdam, ces decisions, largement attendues, marquent un tournant historique après des années de politique d’argent pas cher et abondant.

Alors que les autres grandes banques centrals on déjà amorcé le resserrement de leur politique monétaire, les gardiens de l’euro «ont l’intention de relever les taux directors de 25 points de base lors de la reunion en juillet», before «une autre boom in September», selon le communiqué de l’institution. Il s’agira de la premiere boom de taux depuis mai 2011.

Depuis décembre, la BCE a été surprise par la dynamique de l’inflation, qui s’est encore accélérée avec la guerre en Ukraine. Elle a atteint 8.1% sur un an en mai, avec quatorze pays sur dix-neuf de la zone euro se situant au-dessus de cette moyenne. Du jamais vu depuis l’instauration de la monnaie unique et un level quatre fois supérieur à l’objectif de la BCE fixé à 2%.

Une inflation durable

Le reflux espéré des prix se faire attendre : la BCE a nettement relevé jeudi ses prévisions d’inflation jusqu’en 2024. L’institution s’attend désormais à une inflation de 6.8% en 2022, qui devrait ensuite ralentir à 3, 5% and 2023, mais remainder avec 2.1% au dessus de l’objectif des 2% même en 2024. Or «si les perspectives d’inflation à moyen terme persistent ou se détériorent», une augmentation plus importante des taux, superior at 25 points, «sera appropriée lors de la reunion de septembre», previent la BCE.

Depuis plusieurs semaines déjà, les «faucons» the institution, partisans d’une plus grande rigueur monétaire, plaident pour des hausses de 50 points de base. D’autres banquescentrales confrontées à une forte inflation, comme la Fed américaine et la Banque d’Angleterre, on déjà engagé un cycle de relèvement des taux.

La BCE s’est enfermée dans un calendrier de resserrement monétaire très progressif et y déroger maintenant withtrait à mal sa credibilité. Ainsi, l’institution a confirmé jeudi qu’elle allait mettre fin «le 1er juillet» à ses rachats nets d’actifs, un préalable avant de commencer à relever ses taux.

Fer de lance, avec les taux directors négatifs, the son action contre la déflation, ces programs ont permis à la BCE d’acheter à tour de bras des obligations sur le marché pour faire baisser les coûts de financement et faire repartir l’économie. Le montant colossal de quelque 5000 billions d’euros d’obligations a été racheté par la BCE depuis 2015. Face à une inflation galopante, ce soutien n’est plus nécessaire.

Taux d’emprun sous surveillance

La sortie de la politique des taux négatifs entamée en 2014, qui a suscité des flots de critiques en Allemagne notamment, est délicate. Cette politique fait que les banques sont taxées -de -0.5% à ce jour- sur leurs dépôts confiés aux banques centrals faute de les distributors via des credits. La BCE doit veiller a ne pas casser une croissance européenne déjà seriously ébranlée par les conséquences de la guerre en Ukraine.

L’institution a ainsi abaissé jeudi ses prévisions de croissance annuelle: La hausse du PIB devrait se limiter à 2.8% en 2022 dans la zone euro, avant 2.1% and 2023, contrast 3.7% et 2.8 % lors des dernières prévisions de mars.

La BCE doit aussi être attentive à ce qu’un relèvement de taux ne débouche pas sur une fragmentation sur le marché de la dette souveraine en zone euro, autrement this à ce que les États européens n’empruntent pas à des levels trop différents.

La presidente de la BCE Christine Lagarde devrait s’exprimer sur toutes ces questions lors de la conference de presse prévue à partir de 14h30. Le risque est de voir en chemin les pays les plus endettes souffrir de la remontée de leurs coûts d’emprun. Face a cela, «nous pouvons concevoir et déployer si nécessaire de nouveaux instruments», avait assurance récemment Christine Lagarde.

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