finances publiques, les programs des candidates à la loupe

« Aujourd’hui, c’est Noël tous les jours, avec des chèques-gifteaux pour tout le monde» : Jean-François Husson, senator LR de Meurthe-et-Moselle et rapporteur général de la commission des finances, ne décolère pas. Depuis des mois, ce garant de l’orthodoxie budgetaire met en garde contre la dangereuse dérive des finances publiques. À deux semaines de l’élection présidentielle, la campaign ressemblerait davantage à un concours Lépine de baisses d’impôts et de expenses nouvelles qu’à un exercice de redressement des finances publiques.

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Une dette à 3 000 milliards d’euros

At the end of the five-year period, cells are still in a disastrous state: in 2021, the public deficit is set at 6.5% of GDP, and the public budget is flirting with 2,800 billion euros (in hausse de 700 milliards sur cinq ans). In cause, the increase in expenses linked to the health crisis, but also the reduction of 50 billion euros in taxes over the whole of the five-year period. Inquiète, la Cour des comptes estimait en January qu’il faudrait réaliser 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires each year pour tenir l’objectif des 3% de deficit à l’horizon 2027.

Las. The war in Ukraine has again confused the messages, leading the government to adopt new emergency measures, sur un air de “quoi qu’il en coûte”. Difficile dans ce context de se positionner sur autre chose que des mesures de short terme. Ces dernestes semaines, les candidats ont d’ailleurs multiplié les propositions en faveur du pouvoir d’achat, accusant l’écutif de ne pas aller assez loin, ou au contraire de « cramer la caisse ».« En tout cas, on ne peut pas dire que les finances publiques soient absentes de la campagne. C’est plutôt la credibilité des chiffrages qui laisse à désirer », estime François Ecalle, president of Fipeco, site d’informations sur les finances publiques.

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Des chiffrages peu crédibles

À la différence de 2017, tous les candidats ou presque ont fait l’effort de présenter des équilibrés programs, en mettant face à leurs nouvelles éspenses des recettes ou des economies equivalentes: 50 milliards d’euros pour Emmanuel Macron et Anne Hidalgo, un peu plus 65 billion euros for Marine Le Pen and Éric Zemmour, 250 billion euros for Jean-Luc Mélenchon or another 42 billion euros for Valérie Pécresse (who plans to make savings in the same proportions). Ce faisant, “Valérie Pécresse is the only one who wants to significantly reduce the deficit”, estime Victor Poirier, directeur des publications de l’Institut Montaigne.

Le retour des retraits

Principale source de expenses, les retraits ont notably fait leur grand retour dans le débat politique, soit en tant que vivier d’économies à aller chercher, soit en tant que charge nouvelle à financer. According to estimates, the reduction of the legal retirement age to 64 or 65 years for Emmanuel Macron, Valérie Pécresse or Eric Zemmour will allow to report nearly 10 billion euros per year until the end of 2027, while the return to 60 years défendu par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Fabien Roussel risquerait d’en couter plusieurs dizaines. Des chiffres à manier avec précaution.

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“Generally speaking, the estimates made by campaign teams are as always very optimistic,” estime François Ecalle. Modernization of the state apparatus, suppression of administrative doubles, ou encore fight against fiscal fraud or social… Mais les chiffres avances laissent parfois songeurs. Rien que sur la fraude fiscale, Yannick Jadot, Marine Le Pen et Valérie Pécresse promise between 10 et 15 milliards d’euros de recettes, quand Jean-Luc Mélenchon espère en récolter 100… Quant à la grande promesse de Valérie Pécresse de supprimer 150 000 posts de fonctionnaires, pour rapporter 15 milliards d’euros, sa faisabilité reste hypothétique.

Le pari risqué de la growth

Beaucoup plus prudent qu’en 2017 sur cette question, Emmanuel Macron se veut en revanche très confiant sur sa capacité à faire des économies en modernisant et digitalisant l’administration : 15 milliards d’euros sont attendues avec la mise en place de l’e -prescription et de l’e-carte Vitale. Surtout, le président candidate attends 35 milliards d’euros de expenses en moins grâce au retour de la croissance et du plein-emploi. «Notre philosophie est très claire : inciter au travail pour financer notre modèle social », assène le député LREM du Val-de-Marne Laurent Saint-Martin, son trésorier de campagne.

Mais pour les économistes, faire de la croissance l’alpha et l’omega des politiques publiques reste un pari osé, surtout en cette period d’instabilité geopolitique. “En réalité, pour assainir les publiques finances, il faudrait faire des choix politiques très forts et très unpopulaires, consistante à réduire drastiquemente nos épenances de retraits et de health, ou augmenter massivement les impôts”, esteem Mathieu Plane, de l’OFCE.

Also controversial are the programs of Éric Zemmour, who wants to reduce the social expenditures of foreigners by 20 billion euros, and Jean-Luc Mélenchon, who plans to reduce 150 billion euros of additional tax revenue by taxing them riches, sont les seuls à prôner un véritable changement de cap. À droite, la majority des candidates s’oriente plutôt vers des baisses d’impôts, avec en principale ligne de mire les impôts de mire, pesant sur la compétitivité des entreprises, et les impôts de succession, judged illegal.

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Changement de regard sur la dette

Au-delà de ces différences de vision, il est certain que la crise sanitaire, et ses milliards déversés sur l’économie, a fait évoluer les regards sur la soutenabilité de la dette publique. Dans leur majority, les candidates sont d’ailleurs favorable à un souplissement des rules du pacte de stabilité européen, imposant aux États de ne pas dépasser 3% de deficit public. Prenant les devants, l’écologiste Yannick Jadot a même presento une trajectoire de deficit « hors épenances vertes ».

“Avec the war in Ukraine, which led the States to agree on the need to invest in their energy and military independence, the partisans of a plus grande souplesse budgetary ont d’ailleurs retrouvé des arguments”, underline l’economist Éric Chaney.

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Sauf que l’argument de la guerre est à double tranchant. «Tant que les taux d’intérêt sont inférieurs au taux de croissance, on peut se dire que la dette n’est pas un sujet prioritaire. Mais si les taux venaient à augmenter, les États would be obliged to resume en main their deficits », estime Patrick Artus, director de la recherche chez Natixis. Avec l’inflation qui galope, le scénario est de plus en plus probable, et risque de mettre à mal les grandes promeses electorales.

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