La baisse des impôts de production reprendra dès 2023, promet Bruno Le Maire

La baisse des impôts de production sera au menu du prochain projet de loi de finances cet automne. Le ministre de l’Economie et des Finances l’a annoncé ce mardi, dans une interview au « Figaro ». « Les baisses d’impôts de production pour les entreprises s’engageront dès 2023 comme le president de la République s’y est engagé », affirme Bruno Le Maire dans le quotidien.

Pour le locataire de Bercy, maintenu à son poste and ce début de second quinquennat , « face à un choc d’offre, nous devons poursuivre une politique de l’offre ». Le ministre serait donc plutôt favorable à une suppression immédiate de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), pour 7 milliards d’euros, comme prévu dans le program de campaign présidentielle du chef de l’Etat, plutunet qu’à bear étalée sur plusieurs années. « Mais il faudra voir la globalité du project de loi de Finances », indique Bercy.

Pression sur les finances publiques

Le patronat peut donc être rassuré. Malgré la pression qui s’accroît sur les finances publiques et l’urgence du chantier pour protéger le pouvoir d’achat, cette mesure and faveur des entreprises reste une priorité du gouvernement. The ministre explique que la baisse des impôts qui pèsent sur la production est un levier de « la compétitivité », the « l’innovation et de l’investissement dans les technologies nouvelles », but also un levier the « creations d’emplois ». Un message qu’il a encore marte sur France Inter ce mardi matin.

And 2021, au nom de la « reconquête industrielle », l’executif a baissé de 10 billions d’euros les impôts de production. Dans le détail, la CVAE a été diminuée de moitié avec une compensation octroyée aux régions, tandis que la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) a été réduite de 1,75 billion et la cotisation foncière des entreprises, de 1, (CFE) 5 billion.

Gift aux entreprises

Partisane d’une politique de soutien à la demande, la gauche a critiqué ce gift imprévu fait aux entreprises en pleine crisis sanitaire. La mesure a été d’autant plus pointée du doigt que le gouvernement aussi allégé l’impôt sur les sociétés , and abaissant le taux de 33 % to 25 %.

Dans la perspective de la presidentielle de 2022, le patronat, lui, a réclamé une poursuite de l’effort, à hauteur de 35 billions d’euros. Il s’appuyait sur plusieurs études démontrant l’effet nefaste de ces taxes et prélèvements hétéroclites qui handicapent les entreprises tricolores.

Récemment, une analysis menée par l’Institut Montaigne avec le cabinet Mazars a montré que ces impôts pesaient 4.4% du PIB en 2020 en France contre 0.7% en Allemagne, 1.3% en Italy, 1.1 % au Royaume-Uni et 0.7% and Suisse.

« Chaque euro de dépense publique compte »

En 2019, le Conseil d’analyse économique (CAE), une instance rattachée à Matignon, estimait que les impôts sur la production contributions à la « relative atrophie du secteur productif français ». La seule suppression de la C3S – une taxe sur le chiffre d’affaires – pourrait améliorer la balance commerciale de 5 billions d’euros, estimait le CAE.

Interrogé ce mardi sur France Inter sur le risque de dérapage des comptes publics, Bruno Le Maire a évoqué la feuille de route « claire » fixée par le president de la République : a return at 3 % de déficit en 2027 et une réduction de la dette à partir de 2026. « Chaque euro de dépense publique compte », at-il affirmé. Le ministre estime notamment que le plein-emploi apportera des recettes à l’Etat.

Pas de risque de recession, Selon Bercy

« Non je ne crois pas au risque de récession », a declaration le ministre de l’Economie sur France Inter, ce mardi. « Il y aura une révision du chiffre de croissance, je la présenterai avec le projet de loi de Finances rectificatif fin juin – début juillet », a poursuivi Bruno Le Maire. Celui-ci aussi estimé que le pic d’inflation était atteint en France et que celle-ci devrait connaître « une décrue progressive d’ici à fin 2023 ».

Il a toutefois rappelé que les levels seront « structurellement plus élevés » que dans le passé et ce, pour deux raisons : la régionalisation de la production industrielle et la transition energétique qui induit des investissements et a donc un coût.

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