L’avantage fiscal insoupçonné et ultra efficace du plan d’épargne retreat

Bénéficier d’un prêt à taux zero, l’investir puis le rembourser – sans interêts, donc – and fin de compte en percevant une rémunération faiblement imposée. Voici l’étonnant avantage du plan d’épargne retreat (PER). Souscrit à fin avril par 3.2 millions de personnes depuis son lancement en octobre 2019, selon France Assureurs, le successeur des plans d’épargne retraite Populaire (Perp), contrat Madelin – dédié aux travailleurs non-salariés – et de l’article 83 fait pourtant parler de lui pour une autre raison.

Le PER propose en effet une déduction fiscal à l’entrée (au moment du versement) et une imposition à la sortie (lors de la liquidation du plan) sur les sommes placées dans cette enveloppe. Une première explication s’impose ici : vos revenus sont annuellement imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu : votre tranche marginale d’imposition (TMI) détermine le taux auquel sont imposés vos “derniers” revenç. By conséquent, si vous investissez 1,000 euros dans votre plan et optez pour la déduction de ces revenus à l’entrée, c’est autant d’argent qui échappe – momentanément – à l’impôt, ce dernier étant alors prélevé à la sortie.

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Et c’est l’un des principaux arguments utilisés par les assureurs et distributors du PER : comme vos revenus sont censés diminuer à votre départ à la retreat, votre tranche d’imposition peut également connaître la même trajectoire 30% et passer % old the 41% to 30%. Or, comme le souligne Pierre-Emmanuel Sassonia, director associé de la société spécialiste de l’épargne retraite et salariale Eres, “la tranche marginale d’imposition à 30% est très large (de 26.071 to 74.545 euros, ndlr). Rien ne dit que vous en changerez une fois à la retreat”. Même conclusion pour un éventuel passage d’une TMI de 41% à 30%, les revenus imposés à la tranche supérieure étant compris entre 74,546 euros et 160,336 euros. Si vos revenus sont situés dans le haut de cette fourchette, difficile alors d’imaginer qu’ils descendent sous le seuil d’entrée dans la tranche.

Un prêt à taux zéro très rémunérateur

Loué pour cet avantage fiscal spécifique, le PER n’offrirait donc, pour bon nombre d’épargnants, aucun intérêt and matière d’économie d’impôt. Se limiter a ce constat serait pourtant une grave erreur, d’après l’expert. “On part du postulat de base qu’en étant imposé at 30% en entrée et at 30% en sortie, cela ne sert à rien de faire du PER et qu’il vaut mieux investir sur un produit liquide comme une assurance vie. C’est oublier le véritable avantage fiscal du plan, le fait de pouvoir investir avec un effet de levier grâce à ce qui s’apparente à un prêt à taux zéro.”

Un prêt à taux zero sur un produit d’épargne retreat ? Oui, vous avez bien lu ! Prenons l’hypothèse suivante : vous disposez de 1,000 euros à placer en 2022 et votre tranche marginale d’imposition est de 30%. Grace à la déduction du versement, vous bénéficiez d’un avantage fiscal à l’entrée de 300 euros (1,000 x 30%). “Mon effort d’épargne est de 700 euros, mais je vais capitaliser sur 1,000 euros”, résume Pierre-Emmanuel Sassonia. Supposons ensuite que, quelle que soit la durée de votre plan d’épargne retreat, la plus-value générée à terme atteint 50%. Votre épargne vaudra donc 1,500 euros (1,000 x 1,5). “Si vous conservez une tranche marginale d’imposition de 30% une fois à la retraite, la liquidation de votre PER entraînera une imposition sur le revenu égale à 30% sur votre versement, et à 30%, soit le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax, ndlr), sur la plus-value de 500 euros Finalement, vous sortez avec 1.050 euros net”, calcule le dirigeant d’Eres.

Un vrai avantage sur l’assurance vie

A l’inverse, sans placer ces 1,000 euros, ces derniers auraient directement été imposés at 30% et, and fin de compte, vous n’auriez véritablement perçu que 700 euros : c’est donc seulement 700 euros que vous pourriez placer.

Une evidence, direz-vous. Mais que vaut alors le PER face à un produit plus liquide, tel que l’assurance vie ? Sur cette enveloppe, aucun avantage fiscal à l’entrée et donc aucun prêt à taux zero. Vos 1,000 euros non investis sur le PER étant imposés at 30%, vous pouvez placer 700 euros sur votre contrat. En prenant l’hypothèse d’une rentabilité identique à terme, soit 50%, le montant brut capitalisé atteint 1.050 euros, not 350 euros de plus-value. Grace au régime fiscal dérogatoire de l’assurance vie après 8 ans de détention, le gain n’est pas imposé. “Mais vous payez les prélèvements sociaux de 17.2% sur la plus-value de 350 euros et allez donc sortir en net à 1,000 euros (990 euros exactement)”, calcule Pierre-Emmanuel Sassonia.

Résultat des courses : à effort d’épargne equivalent de 700 euros, le PER vous offre en sortie 1.050 net d’impôt, contre seulement 990 euros s’ils sont versés sur une assurance vie. Entre le PER et l’assurance vie, et sur cet unique facteur d’analyse, la différence de performance atteint donc 6%. Logique, pour le spécialiste : “Le fait d’avoir pu capitaliser sur une somme plus importante me permet de générer une efficacité supplémentaire.”

Et ce raisonnement est valable quelle que soit votre situation fiscal, ou presque. Pour s’en assurer, Eres a comparé l’investissement sur un PER à celui réalisé dans une assurance vie, sur une period de 20 ans et avec l’hypothèse d’un return annuel de 4% et une TMI d’au minimum 30 %. Les results dans le tableau ci-dessous sont édifiants. On peut par exemple remarquer qu’avec une tranche marginale d’imposition de 30% à l’entrée comme à la sortie, le PER est 20% plus performant que l’assurance vie. Une efficacité démultipliée si l’épargnant descend de TMI une fois à la retreat. En tombant dans la tranche à 11%, il bénéficiera alors d’une performance de 48% supérieure à celle d’une assurance vie.

Capture écran eres-group.com

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