Le Brent fait un retour à plus de 120 dollars le baril, la Bourse à nouveau aux prizes avec l’inflation, Actualité des marchés

La Bourse de Paris a effacé, ce mardi, quasiment tous les gains qu’elle avait engrangés here. le Cac 40 finit and repli de 0,74%, à 6,500,35 points, alors que, à la différence d’hier, TotalEnergies (+0.4%) n’a pas progressé suffisamment pour soutenir la tendance. Avec le prix du pétrole qui est revenu à plus de 120 dollars le baril pour le Brent, les actions des entreprises liées au brut se sont distinguées aujourd’hui en Bourse : CGGTechnip Energies et Vallourec enregistrent les meilleures performances du SRD.

« La semaine dernière, lors de sa réunion mensuelle, l’Opep + s’est engagée à augmenter son quota de production de juillet de 648.000 barils par jour au lieu des 430.000 attendusrappelle Edoardo Campanella, economist chez Unicredit. Le marché pétrolier étant extrêmement tendu, la production supplémentaire a été applaudie par les investisseurs avec une baisse temporaire des prix du Brent et du WTI »… Jusqu’à ce qu’ils realisent que « les promesses de production faites par le cartel ne sont pas réalistes, le marché continuera d’être fortement sous-approvisionné à un moment où la demande de pétrole post-pandémique refait surface », notamment parce que la Chine a commencé à lever les restrictions sanitaires à Pékin et Shanghai.

L’Opep+ était reunie pour decider des quotas de production pour juillet et août. L’organisation s’est entendue pour accélérer l’augmentation de sa production, de 50% par rapport au rythme actuel. 216,000 barils de plus par rapport à ce qui était prévu initialement sont attendus sur le marché cet été. Mais cela n’est que de la theory puisque cette nouvelle augmentation de la production ne sera pas supportée uniquement par l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, mais sera répartie entre les membres de l’Opep. Cela inclut des pays comme la Libye ou le Nigeria, qui ont déjà manqué leurs précédents objectifs de production en raison de contraintes de capacité (ou même la Russie que les sanctions occidentales empêchent de produire normalment). Dans les faits, les spécialistes de chez Citi ont calculé qu’il n’y aurait que 132,000 barils de plus que maintenant sur le marché. « A l’heure actuelle, le marché est en déficit de 750,000 barils par jour. Cette boom reste donc insuffisante à equilibrer le marché »rajoute-on au sein de la banque Privée Oddo BHF, où l’on explique que c’est l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite qui est à l’origine de cette décision de l’Opep+ the pumper davantage.

Vendredi, la Bourse espérait encore que la visite annoncée de Joe Biden en Arabie saoudite, ce mois-ci, ouvrirait la voie à de nouvelles augmentations de la production, mais ce potential voyage a été repoussé à juillet, a fait savoir la cee américaine weekend.

La RBA relève à son tour son taux de 0,5 point

Forcement, avec les prix du pétrole qui repartent à la hausse, les inquiétudes autour de l’inflation agitent à nouveau les marchés financiers, qui attendent par ailleurs, avec un peu de fébrilité, la publication, vendredi, des chiffresé officiels des prix a la consommation aux Etats-Unis pour le mois de mai. « Le risque inflationniste demeure la preoccupation majeure des investisseurs »noted Patrick Guérin, co-director de la gestion chez Bordier & Cie, filiale française de la banque privee suisse.

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Pour lutter contre l’inflation, la Banque d’Australie (RBA) a relevé, cette nuit, son principal taux director de 50 points de base, soit deux fois plus que prévu, pour le porter à 0.85%, procédant du même coup à son resserrement monétaire le plus marqué depuis 22 ans. La RBA emboîte ainsi le pas de la Réserve fédérale américaine (Fed), the la Banque du Canada et de celle de Nouvelle Zélande, qui the process à des resserrements monétaires de même ampleur. La Banque Centrale Européenne devrait, quant à elle, annoncer jeudi la fin de son program d’achat d’actifs et preparer les marchés à une hausse des taux en juillet. Elle presentera par ailleurs ses nouvelles projections de croissance et d’inflation. La semaine prochaine, la Fed devrait annoncer un nouveau relèvement de 50 points de base des Fed Funds.

« Les investisseurs, pris en tenaille entre l’incertitude sur la croissance, la persistance d’une inflation qui n’en finit plus de grimper et des banquiers centraux qui ont adopté une démarche plus offensive, ont manifesté une très nette aversion au risque », explains Patrick Guerin. La Banque global a jeté un froid en abaissant sa prévision pour la croissance global à 2.9% cette année, contre 4.1% précédemment, et mis en garde contre le risque de stagflation.


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