Le gendarme boursier (AMF) s’inquiète de la capacité des marchés à financer l’économie

C’est le propre d’un supervisor d’avoir une vision pessimiste des choses, surtout dans le domaine des risques. L’an dernier, lors de la presentation traditionnelle de sa cartographie des risques, l’Autorité des marchés financiers (AMF) pointait le risque sur la dette des entreprises. Comme d’ailleurs l’année précédence, en pleine crise sanitaire lorsque les entreprises empruntaient à tour de bras pour compler partie l’arrêt de l’activité, notably via les prêts garantis par l’Etat (PGE).

Depuis, ce famous « mur des faillites » est réguelle repoussé dans le temps. Some, like Allianz Global Investors, ne le voient pas venir avant 2025 ou 2026, lorsque de grosses échéances de remboursement beginront à tomber.

En 2022, le risque de la dette reste un sujet, prévient l’AMF dans la dernière edition de sa cartographie des risques, présentée ce Wednesday. Mais les nuages ​​s’accumulent pour la stabilité financier, “dans un monde qui change”points out Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF.

Jusqu’ici, le sentiment dominant était que les banques centrales seraint toujours là pour sauver les marchés, quoi quil arrive. Cette époque est bel et bien révolue et la banque centrale américain a même laissez entendre, en juin, qu’elle serait prête à sacrifier la croissance pour assurer la stabilité des prices. Pour rappel, la banque centrale européenne a accumulé quelque 6,500 milliards d’euros d’actifs dans son bilan, depuis le launch en 2014 de son program d’achat d’actifs (APP, asset purchase program) qui s’arrête en juillet.

“Il existe un risque de nouvelles corrections sur les markets after that of the first semester, but also un risque de désynchronisation des politiques monétaires, un risque de fragmentation de la zone euro et l’dettement des sociétés non financières reste important”summarizes Kheira Benhami, chief economist at the AMF, who estimates that these risks may worsen in 2023.

Les primes de risque explosives

De fait, au premier semestre, les chocs ont été rudes, particulier sur les marchés obligataires. Un vrai krach, de l’avis des professionnels. La remontée marquee et rapide des taux au premier semestre, qui « pourrait s’accelerante » a déclenché un de-rating violent sur les obligations mais également creuser les écarts de rendement entre les differents segments de marché.

The premium de risque (diférence entre le rendement d’une obligation par rapport au rendement d’une obligation sans risque) a grimpé de 260 basis points, au June 30, (dont 135 de basis points sur le only month de June) sur le segment high yield, le plus risqué, de 250 points de base sur les bonds financiers subordinated AT1 et de 70 points sur la dette d’entreprise la mieux notée. Le tout dans une volatility close to the levels reached in March 2020 when the economy shut down at the start of Covid.

Sur les actions, alors que le consensus n’a pas encore revised à la baisse les estimations de bénéficies, les prix ont également violemment corrigé. L’indice CAC 40, dividends réinvestis, a ainsi perdu 15%. Quant aux cryptomonnaies, autant elles ont été fortement ébranlées par la montée des taux, autant la baisse de ce marché n’a pas eu d’impact sur les marchés financiers eux mêmes, observed l’AMF.

Le financement vert en danger ?

Pour autant, l’AMF points out that the actors of the market ont su absorber ces chocs, even if the level of risk has been relevé à mid-année. La baisse de l’actif net des sociétés de gestions s’explique avant tout par le recul des valorisations et non pas une décollect. Le supervisor se déclare même satisfait du fonctionnée des coupe-circuits lors du flash crash du 2 mai (erreur d’un opérateur de Citi à Londres).

En revanche, the AMF is concerned about the market’s capacity to continue financing the economy. Le compartment high yield est quasiment fermé depuis le début de l’année et les introductions en Bourse ont chuté de moitié en valeur (et de de 40% en nombre). Et quant au capital-investissement, il est à fearrde, selon l’AMF, que le marché se degrade fortement en 2022. Le message de l’Autorité semble se répéter, année après année, sur “the difficulty of orienting savings towards products in capital”.

Autre enjeu, et de taille, le financing de la transition énergétique, whose needs à l’échelle mondial sont éstimée par le GIEC à quelque 1,000 milliards de dollars per annum. “The profitability of green investments is more difficult to achieve in an inflationary environment”, prévient Benoît de Juvigny. D’autant quun vrai changement est à attendre avec la mise en place d’un nouveau standard européen d’ici un ou deux ans pour mieux encadrer les “obligations vertes”.