Les champions du CAC 40 sortent renforces de la crisis du Covid

Le contraste est déroutant. D’un côté, des Bourses globals en pleine déroute et des investisseurs au bord de la crisis de nerfs. De l’autre, des entreprises au meilleur de leur forme, en position de force pour aborder tous les défis que la dégradation de la conjoncture global pourrait leur poser. Les grandes entreprises françaises sont en effet sorties non pas affaiblies, mais bien renforcées de la crisis du Covid, montre l’étude annuelle réalisée par le cabinet EY sur le profil financier du CAC 40.

La pandémie a causé un choc aussi brutal qu’éphémère en 2020, mais « les entreprises françaises ont tiré parti de la reprise économique global » l’an dernier, avec à la clé « des records sur plusieurs indicateurs phares : activité en, forte croissance margin opérationnelle courante au plus haut, level d’endettement au plus bass », enthusiasm Nicolas Klapisz, principal author de l’étude. « Dans un contexte marqué par the return of incertitudes, les entreprises du CAC 40 sont mieux préparées que jamais pour affronter les défis qui s’annoncent », estime-t-il.

Croissance organic and external

Les traces de la crisis on été effacées en un rien de temps. L’activité s’est redressée aussi rapidement qu’elle s’était effondrée, avec un chiffre d’affaires cumulé record de 1,431 milliards d’euros (+20 % par report aux 1,186 milliards de 2020), ce qui correspond à une croissance annuelle moyenne de 1.4% depuis 2019, dernière année avant le Covid. Ce rebond inédit dans son ampleur a été alimenté à parts égales par la croissance organique et la croissance extern, grâce notamment à la contribution importante de FCA après sa fusion avec PSA pour former Stellantis.

Avec plus the 13 billions d’euros de profits l’an dernier, le constructeur franco-italo-américain a largement contribution à l’incroyable envolée des bénéfices du CAC 40 and 2021 : ils ont atteint 158 ​​billions d’euros au total . Un redressement spectacular au regard non seulement de l’année 2020 marquée par la crisis (36 billions de profits), mais aussi des levelsx d’avant-crise (82 billions and 2019) et du précédent record de 96 billions en 2007. Des éléments exceptionnels ont joué, comme la scission d’Universal Music Group qui a rapporté 25 billions d’euros à Vivendi, mais pas seulement.

Nouveau record de profitabilité

Les efforts réalisés durant les premiers mois de la pandémie ont porté leurs fruits tout au long de l’année dernière, et cela se traduit par une profitabilité historique des grandes entreprises françaises. La marge opérationnelle courante a bondi de moitié en un an pour atteindre un nouveau summet at 12.6% (contre 8.4% l’an dernier). Une performance exceptionnelle : elle n’avait pas dépassé le seuil des 10 % depuis son précédent record établi près de dix ans auparavant, and 2012 at 10.1 %.

Presque tous les moteurs du CAC 40 ont tourné à plein régime l’an dernier, du luxe à l’industrie en passant par la tech et le BTP. Les champions français du luxe ont affiché une margin d’exploitation de 25.9%, la plus élevée de l’indice parisien, alors que celles de l’energie, de l’industrie et du BTP sont passées de 5% environ en 2020 at the 11% l’an dernier.

Incertitudes a foison

The telles margins seront difficiles à maintenir dans le contexte de flambée des prix. L’envolée des matières premières, à commencer par l’energie, risque fort de peser sur les margins de l’industrie. La chute du pouvoir d’achat liée à l’inflation galopante pourrait quant à elle pousser les consommateurs à réduire leurs achats, and private pour les biens nonessenls.

Au-delà de l’inflation et de la remontée des taux d’intérêt, les entreprises doivent naviguer à vue à travers un épais brouillard d’incertitudes. Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement restent élevées, notamment à cause de la politique « zéro Covid » en Chine. La guerre russe en Ukraine menace l’approvisionnement en gaz de l’Europe et en céréales d’une partie du monde.

Les scénarios macroéconomiques se font l’écho de ces inconnues : si un ralentissement paraît inévitable, la France pourrait encore échapper à une recession , selon les dernières projections de la Banque de France. L’éclatante santé Financière des champions français de la cote limite and effet les risques d’accident économique majeur. Mais les membres du CAC 40 pourraient avoir du mal à battre les records de profitabilité de 2021 ces prochaines années.

Les dépréciations d’actifs au plus bass

Les entreprises du CAC 40 n’avaient pas aussi peu déprécié leurs actifs depuis plus de dix ans. Moins de 10 billions d’euros de dépréciations d’actifs ont été enregistrés par l’ensemble des sociétés de l’indice parisien en 2021. La dégradation de la conjoncture économique et la remontée brutale des taux d’intérêt risque de changer annie. « C’est un point de vigilance ; des tests vont être menés avec beaucoup d’attention car les perspectives établies au moment des acquisitions pourraient être remises en cause », with en garde Nicolas Klapisz d’EY.

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