Les marches s’enfoncent et craignent une recession après les annonces de la Fed

Les craintes d’une recession après une boom de taux drastique annoncée par la Banque central américaine plombaient les investisseurs jeudi, faisant fortement reculer les Bourses et s’envoler les taux obligataires jeudi.

Les indices européens accentuaient leurs pertes. Verse 13H55 GMT, Francfort et Londres perdaient un peu plus de 3%, Paris cédait 2.52% et Milan 2.55%.

La Bourse de New York a ouvert largement dans le rouge. Dans les premiers échanges, le Nasdaq, à forte coloration technologique, souffrait particulièrement (-3.02%) tandis que le Dow Jones et le S&P500 perdaient respectivement 2.31% et 2.76%.

La veille, Wall Street avait pourtant accueilli avec soulagement la détermination poster by la Réserve fédérale (Fed) à lutter contre l’inflation alors que «les annonces ont été tout sauf accommodantes», selon Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

La Fed a annoncé le relèvement de ses taux directors de 0.75 point de pourcentage, le plus fort tour de vis monetaire depuis 1994 et pas le dernier, l’institution visant une fourchette de 3.25 à 3.50% d’ici la fin de l’année.

«Etant donné que l’inflation restera sûrement élevée cet été, il semble plausible que la Fed augmente ses taux de 75 points de base en juillet, 50 en septembre» avant de retomber à 25 points de base de hausse au début de l’hiver , prédit Vincent Juvyns, strategist at JP Morgan AM.

Au détriment peut-être de l’activité économique américaine: l’institution monétaire a netment revu à la baisse sa prevision de croissance économique pour 2022 aux États-Unis.

Même s’il veut éviter une récession, le patron de la Fed Jerome Powell a reconnu qu’il y avait «toujours un risque d’aller trop loin ou pas assez loin».

Le «fait que la Fed soit prête à accepter une détérioration des conditions économiques» effraie les investisseurs, selon Pierre Veyret, analyste d’ActivTrades.

Cela provoquait une nouvelle envolée des taux d’intérêt des dettes des pays européens et des États-Unis, qui prenaient entre 12 et 16 points de base.

Après un début de séance morose, l’euro et la livre se reprenaient légèrement face au dollar, la monnaie unique gagnant 0.15% at $1.0459, tandis que la livre remontait de 0.55% at $1.2249 fresh 13H55 GMT après la decision de la Banque d’Angleterre (BoE) de relever ses taux de 0,25 point de pourcentage.

Contrairement à la Fed, elle n’a pas décidé de relever ses taux avec plus d’ampleur face à l’inflation, mais elle «sera particulièrement attentive aux indications de pressions inflationnistes persistantes et répondra si nécessaire avec force», promet-elle dance les minutes de sa reunion.

La BoE table désormais sur un pic d’inflation à «plus de 11%» en octobre, en avril la hausse des prix avait atteint 9% sur un an.

La tech, particulièrement dépendante des taux d’intérêt pour financer sa croissance, accusait le coup.

À New York, Alphabet, la maison mère de Google, perdait 1.86% dans les premiers échanges, Microsoft 2.29% tandis qu’Apple et Meta (Facebook) dégringolaient de plus de 3%.

À Francfort, Zalando chutait the 11.00%, Delivery Hero the 6.82% et Infineon the 4.94%. À Paris STMicroelectronics cédait 4.20% and Dassault Systèmes 1.43%. Deliveroo lâchait 5.03% à Londres

Les valeurs du secteur energétiques chutaient après des nouvelles réductions de livraisons de gaz du géant russe Gazprom, don’t le patron a déclaré jeudi que la société appliquerait ses propres règles avec ses produits.

À Francfort, Uniper perdait 11.31% et Siemens Energy 3.57% fresh 13H40 GMT. À Paris, Engie reculait de 8.66% après avoir constaté une «réduction des livraisons», même si c’était sans «impact sur l’approvisionnement» des clients.

Eni, qui a annoncé que Gazprom ne livrerait jeudi que 65% des quantités réclamées, perdait également 4.87% à Milan tandis qu’Enel tombait de 3.40%.

Les prix du pétrole étaient en baisse après les annonces de la Fed, qui risquent de faire baisser la demande aux États-Unis.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 1.56% at 116.66 dollars and celui du baril de WTI américain baissait de 1.03% at 113.12 dollars fresh 13H40 GMT.

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