one promissory note comme un mirage…

Emmanuel Macron is an optimist? Dopé par ses bons résultats sur l’emploi lors de son premier quinquennat, le chef de l’État promet de faire mieux encore pour son second mandat.

Après avoir inversé la famous courbe du chômage, il vise même, pour l’Hexagone, le plein emploi, c’est-à-dire un taux de chômage qui descendrait jusqu’à 5% de la population active, ces prochaines années. Cela signifierait gagner encore plus the 2 points, car selon les derniers chiffres de l’Insee, le taux de chômage en France se situe at 7.3% de la population active.

Sûr de son fait, Emmanuel Macron a nommé au ministère du Travail, Olivier Dussopt, qui est qualifié also the “ministre du plein emploi”. Une appellation que jusqu’alors, après des décennies de chômage de masse, aucun politique n’avait osé apposer à un locataire de la rue de Grenelle.

Des creations d’emplois positives malgré le ralentissement économique

Est-ce possible dans un contexte de ralentissement de la croissance, sur fond de guerre en Ukraine, the tassement de la reprise économique, et d’inflation galopante?

A priori, oui, car paradoxalement, alors que la production de valeur s’essouffle dans le pays, les créations d’emploi sont toujours orientées à la hausse. Preuve en est, ce premier trimestre, l’Insee enregistre une boom de 0,3% avec plus the 70,000 creations d’emplois entre décembre et mars 2022. Soit un cinquième trimestre consécutif de progression.

“Cela signifie surtout une perte de productivité”, explique toutefois l’économiste Mathieu Plane de l’OFCE. Autrement dit, pour créer le meme level d’activité, il faut désormais plus de bras.

Explications : les contraintes sanitaires obligent certains secteurs à prendre plus de salariés pour assurer le même level de service et pallier des absences. Face à d’importantes pénuries de main-d’œuvre, les entreprises préfèrent aussi garder dans leurs effectifs des employés meme si leur level d’activité baisse, alors qu’avant, elles utilisaient beaucoup plus la flexibilité. Anyway, probable aussi qu’il faille compenser la moindre présence sur notre territoire des travailleurs détachés, etc., etc.

Mais pour atteindre le plein emploi à l’avenir, toute la question est the savoir si cette baisse de la productivité va se poursuivre. “Pas sûr, notamment avec une inflation qui pousse les salaires à la hausse”, repond Mathieu Plane. Dans un environnement geopolitique très incertain, les nuages ​​qui s’amoncellent sur l’économie se noircissent de plus en plus. Et de fait, le chômage devrait avoir tendance à stagner.

La baisse du chômage risque de se stabilizer

Selon l’OFCE, qui a présenté ses prévisions économiques ce jeudi 9 juin, c’est bien ce scénario qui promet d’être privilégié :

« Il faut s’attendre à un arrêt brutal de la baisse du taux de chômage… car il semblerait que nous avons un peu mangé notre pain blanc… Atteindre les 5% du plein emploi, comme le promet le chef de l ‘Etat, semble très difficile », plaide encore Eric Heyer, director du département analysis et prévision de l’OFCE.

Meme scénario du côte de l’Unedic. L’organisme paritaire, qui gère l’assurance chômage, table sur un chômage à 7.3% d’ici la fin de l’année 2022, 7.2% d’ici la fin de l’année 2023 et 7% d ‘ici la fin de l’année 2024. L’organisme juge lui aussi l’objectif du « square emploi » annoncé par Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle, comme périlleux à atteindre lors des premières années de mandat, compte tenu des nombreux aléas conjoncturels.

Le gouvernement ne lesine pas sur les moyens

Pour tenir son engagement, le gouvernement est pourtant prêt à largement dépenser. Ainsi, Olivier Dussopt, ministre du Travail et du Plein emploi, at-il déjà annoncé que les aides pour l’embauche d’un apprenti seraient prolongées jusqu’à la fin de l’année, alors qu’elles devaient s’arrêter en june. Des primes de 5,000 to 8,000 euros (selon l’âge de l’apprenti) versées aux entreprises qui prennent un jeune dans le cadre de ce dispositif qui permet d’alterner enseignement théorique à l’école et pratique professionnelle dans une société.

Si ce coup de pouce fonctionne, il s’accompagne d’effets d’aubaine, selon les économistes. Car ces aides, qui ont beaucoup dopé l’apprentissage – 1 million de jeunes devraient avoir signé un contrat à la fin de l’année -, ont tendance à inverser la courbe du chômage de façon artificielle. Preuve en est, sur les 700,000 creations d’emplois réalisées l’an dernier, « près d’un cinquième de cette boom sur un an s’explique par le dynamisme des contrats en alternance, notamment d’apprentissage »note l’Insee.

Problem : « Cette augmentation de l’apprentissage se fait, en réalité, surtout chez les plus qualifiés, des bac, bac plus 4, plus 5… et moins chez les levels, the diplômes inférieurs qui ont plus de mal à s’insérer » regrette Eric Heyer, de l’OFCE. Autrement dit, sans les primes, ces jeunes auraient de toutes façons été embauchés.

Sans compter, que ces contrats “aides” coûtent cher aux finances publiques. Pres de 5 billions d’euros par an.

Fresh new reform of the insurance chômage ?

« Pour ramener le plus vite possible des chômeurs vers l’emploi »Emmanuel Macron mise sur une nouvelle reforme de l’assurance chômage. Après l’avoir annoncée pendant la campagne, le chef de l’Etat l’a encore rappelé la semaine dernière lors de son interview dans la presse régionale, il souhaite engager une nouvelle réforme de l’assurance chômage.

Au menu, la transformation de Pôle Emploi en un guichet unique baptisé “France travail”. Il souhaite aussi moduler les droits des demandeurs d’emploi en fonction de la conjoncture : plus the situation économique se dégrade, et plus les conditions d’allocation sont généreuses; and revenge, plus le marché de l’emploi est porteur, et plus les règles d’indemnisation sont contraignantes. Emmanuel Macron Espère Mener Cette Reforme Rapidement. Pas sûr toutefois que les syndicats y soient favorables, surtout dans un contexte d’amélioration des comptes de l’Unedic.

Le plein emploi signifie aider les plus éloignés de l’emploi

Anyway, pour atteindre le plein emploi, tous les spécialistes sont formalels : il faut aider les publics les plus éloignés de l’emploi à reprendre une activité, c’est-à-dire les moins qualifiés, les plus âgés, les décrocheurs, ceux qui sont freinés dans leur recherche par des problems annexes : pour se déplacer, faire garder leurs enfants, des soucis de maladie aussi, etc. “Car, avec un chômage à 7% de la population active, ce sont bien eux qui restent sur le carreau”, assure un conseiller Pôle Emploi, qui compare l’entrée sur le marché du travail à une file d’attente :

“Les entreprises prennent d’abord les plus employables, ceux qui ont les compétences et le savoir-être pour coller au poste.”

Insertion: du mieux pour les jeunes, situation tendue côté seniors

Parmi ceux qui ont traditionnellement le plus de mal à s’insérer, les jeunes, même si le taux de chômage des moins de 25 ans a nettement baissé ces dernières années, pour atteindre près de 15%. Le gouvernement mise beaucoup sur son contrat d’engagement, lancé cet hiver, pour les aider à s’insérer.

En revanche, du côté des seniors, la situation est toujours aussi tendue. The Director of the Agence for the Emploi des Cadres (APEC), Gilles Gâteau s’agace d’ailleurs de voir encore 100,000 cadres seniors inscrits au chômage alors que de nombreux secteurs se plaigent de manquer de bras. “Il faut changer le regard des recruiters, des entreprises, mais aussi des cadres sur eux-mêmes”assure-t-il.

Une évolution, voire une révolution, avant tout identitaire et culturelle, qui risque de prendre un peu de temps…