Place aux lecteurs | L’inquietude gagne les retreats

Le début d’année des marchés financiers marqué à l’encre rouge, jumelé à un taux d’inflation jamais vu en 30 ans, inquiète les retreats, s’il faut en croire les courriels que des lecteurs ont envoyés à La Presse au lendemain de la débandade boursière de lundi dernier, quand les marchés boursiers nord-americains ont encore cédé the 2 to 5 points de pourcentage.

Audience at 5:00 a.m

André Dubucu

André Dubucu
La Presse

« On vit un moment inhabituel, convient Ruben Antoine, gestionnaire de portfolio chez Tulett, Matthews & Associés, entrevue avec La Presse† Dans un portfolio équilibré, le rôle des obligations est habituellement de résister quand la Bourse se with à baisser. Or, cette fois-ci, les actions on a return négatif, les obligations on a return négatif – cells ayant une longue durée on baissé the 20 % – et même les liquidités on un return négatif avec l’inflation que l’on connaît. †

Pour minimiser les mauvaises surprises financiers à la retreat, this Fabien Major, planificateur financier et conseiller en gestion de patrimoine chez Gestion de capital Assante, Équipe Major, « la solution passe par la planification des décaissements ». « Quand on fait un plan financier, on va dire à la personne : voici vos revenus et voici votre margin de manœuvre. Une personne qui n’a pas idée de sa margin de manœuvre devrait rapidement revoir son plan financier », conseille-t-il.

La Presse a contacté quatre lecteurs dont la tournure des marchés est venue chambouler les plans de retreat.

Que faire and cas de dépense imprévue ?

« Si ce n’était pas d’une situation qui m’oblige à décaisser une bonne somme pour aider ma fille, les marchés baissiers ne me dérangeraient pas plus qu’il faut », nous fait savoir Thérèse Nadeau, psychologist à la retreat et investisseuse autonomous aguerrie.

Sa fille vient de se séparer et doit racheter la part du condo appartenant à son ex-conjoint. Notre lectrice de Saint-Hyacinthe se propose d’avancer une mise de fonds de fonds de $ 25 000 qu’elle comptait payer en prenant ses profits dans son portfolio qu’elle gère elle-même depuis plus the 20 ans avec beaucoup de minutie. Elle considère son régime the retreat du gouvernement provincial comme la portion « revenu fixe » the son patrimoine.

Plutôt que de matérialiser les pertes de son portfolio, elle envisage d’emprunter 25 000 $ sur la marge hypothécaire, even a ne payer que les interêts en attendant que les marchés reprennent le terrain perdu. Elle jongle also avec l’idée de vendre des actions de la pharmaceutique Pfizer, qui a mieux tenu le coup jusqu’à present que le marché en général. Les actions sont dans son CELI.

Sur la base des renseignements parcellaires à sa disposition, le planificateur financier Fabien Major suggère à Mme Beaulieu de se faire preparer un plan de décaissement and fonction des deux scénarios qu’elle envisage avant de décider quoi que ce soit, « pour minimiser l’impact sur ses revenus de retraite futurs ».

Son plan tiendra-t-il le coup ?

Danielle Beaulieu, 66 ans, a commencé à toucher ses interests du gouvernement and avril dernier seulement. L’an dernier, elle a décidé de transferer son compte de retreat immobilisé d’Épargne Placements Québec versus the firme de son nouveau conseiller financier. Celui-ci a preparé un plan de décaissement de $ 15 000 par an dans ses économies pour les premières années de sa retreat. En fonction d’une hypothèse de return annuel de 4%, ses épargnes seront épuisées à 92 ans. Elle s’inquiète de l’inflation puisque ni elle ni son conjoint ne reçoivent une pension de retreat indexée.

« Si son plan a été fait avec une analysis de probabilités qui tent compte d’evenements exceptionnels, si les hypothèses d’inflation utilisées ont été prudentes, je ne suis pas très inquiet pour elle, estime Fabien Major. Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure des events extraordinaires qu’on vit presentation.


PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Fabien Major, planificateur financier et conseiller en gestion de patrimoine chez Gestion de capital Assante, Équipe Major

« L’année 2022 n’est pas terminée, poursuit le planificateur financier. On ne peut pas projeter qu’on va perdre 22 % tous les six mois sur les marchés américains. Ça ne fonctionne pas comme ça. Quand ça baisse rapidement, ça peut remonter encore plus vite. †

Une maison de campaign à rénover

Denturologiste de profession, Richard J.* a pris sa retreat l’an dernier.

« J’ai une inquiétude face à la baisse des marchés boursiers, car étant à la retraite depuis peu, nos placements boursiers pour alimenter notre retraite baissent à vue d’œil et l’inflation joue contre nous aussi », nous at-il écrit mardi, au lendemain de la saignée des marches.

L’homme de 65 ans gère lui-même le budget destiné à la renovation majeure de sa maison de villégiature à Magog, nous explique-t-il dans un entretien. Il veut recevoir ses cinq petits-enfants pendant que la santé est bonne. Son plan consistait à payer comptant la moitié de la facture et faire financer l’autre portion sur sa margin hypothécaire. Malheur, les valeurs de son portfolio sont à la bearse depuis le début de l’année et la portion financée lui coûtera plus cher avec la boom des taux hypothécaires. « Il ne faudrait pas que les taux augmentent encore de deux points de pourcentage, on est rendus pas mal à la limite », soupire-t-il.

« Quand on a un choix », this M. Major, en insistant pour dire qu’il parle de manière générale, ne connaissant ni la situation Financière ni le profil d’investisseur de monsieur, « le moindre taux, c’est celui qu ‘on va payer et le plus gros taux, c’est celui qu’on va conserver pour soi ».

« Après une perte de 20 % des marchés, ajoute-t-il, la probabilité de yield pour la prochaine année de son portfolio est probablement supérieure une margin hypothécaire at 3.4 or 4.5%. †

Des projets de retreat mass sur pause

« C’est inquiétant puisque je suis une jeune retraitée », nous a écrit Sylvie H.*, qui travaillait comme inspectrice à l’Agence canadienne d’inspection des aliments. « Voir baisser ses placements à ce point est quand meme un peu stressant. Puisque la majorité est déjà investie en gestion privee dans un enveloppe équilibré. †

Au téléphone, Sylvie nous fait part de son desarroi. « Depuis janvier, ça descend. Or, j’ai des projets de jeune retraitée : aménagement paysager pour ma nouvelle maison, road trip and Floride, remplacement du VUS par un véhicule électrique. » Inquiète de la conjoncture wereld, elle a décidé de all reporter pour au moins deux ans.

Elle vit and couple. Un seul des deux adults a la chance de toucher un revenu de pension régulier garanti. Elle dispose d’épargnes couvrant deux années d’extras. Elle fait affaire avec une conseillère Financière depuis un an. Elle évalue ses retreats at $ 30,000 pour couvrir ses dépenses récurrentes et projets spéciaux de retreat.


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Ruben Antoine, gestionnaire de portfolio à la firme Tulett, Matthews & Associés, à Montréal

« And cas de dépenses spéciales, convient Ruben Antoine, le choix se résume souvent à emprunter, ce qui devient plus risqué avec la hausse des taux d’intérêt, ou materialaliser ses pertes and vendant ses actions. » Dans le context current, fait savoir le gestionnaire de portfolio, reporter des dépenses discrétionnaires n’est pas un mauvais choix.

Pour sortir de ce dilemme, M. Antoine a l’habitude d’établir les besoins financiers à court terms de sa clientèle, y compris les dépenses extraordinaires, et de sécuriser les sommes dans des véhicules guarantoris facilement accessibles.

* Les prénoms sont fictifs, mais les cas sont réels.

Un plan de décaissement, pour quoi faire ?

Le plan de décaissement consiste à optimiser l’avoir mis de côté pour la retreat en s’assurant que les épargnes last also longtemps que nécessaire. Un plan de décaissement s’interesse au level de vie à la retreat et aux revenus récurrents. Il planifie aussi les dépenses spéciales qui ne manqueront pas de survenir pendant la retreat. Il détermine le manque à gagner et vient le combler avec le décaissement de sommes mises de côté pour la retreat and cherchant à minimiser l’impact fiscal. Le plan pose des hypothèses prudentes en matière de yield annuel et d’inflation. Il prevoit une margin de manœuvre et doit être révisé periodiquement.

Source : Gestion de capital Assante, Équipe Major

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