Pourquoi votre épargne ne va pas tout à coup rapporter plus

On l’anticipait, c’est maintenant officiel: la Banque Centrale européenne (BCE) va relever progressivement ses taux directors. En territoire négatif depuis plusieurs années, il est prévu qu’ils remontent de 25 points de base en juillet (à -0.25%) et encore d’au moins 25 points supplémentaires en septembre.

Cela va forcement se materialaliser sur les taux courts, qui servent de reference aux banques pour déterminer les taux d’intérêts sur les comptes d’épargne. La hausse des taux annoncée par la BCE va-t-elle enfin sortir l’épargne des Belges de la léthargie, alors que la grande majorité des comptes n’offrent plus que the minimum légal de 0,11% depuis des années? A priori, pas tout de suite. Et en tout cas, pas de mannerie spectacular

Toutes les banques que nous avons contactées ont affirmé « observer » le marché, voire l’observer « attentivement », mais sans avoir de plan concrete pour rendre plus attrayants les yields des comptes d’épargne. KBC ou encore Belfius ont notamment affirmé n’avoir aucune intention d’augmenter les taux d’intérêts sur les comptes d’épargne pour le moment.

Il est en réalité encore trop to pour and parler† Plusieurs éléments doivent être pris en considération.

1/ Les taux courts sont encore négatifs

Pendant des années, les banques ont dû rémunérer l’épargne des Belges au taux de 0,11% (une obligation légale pour les comptes d’épargne réglementés), alors que les excès de liquidités placés à la BCE étaient pénstaux pardes (encore current de -0.5%). C’est pourquoi les banques ont pris de nombreuses mesures anti-épargne: suppression de certains comptes réglementés pour contourner le minimum légal, taux négatifs sur les comptes professionnels, limite de dépôt sur les carnets d’épargne, etc.

Pour que les banques s’y retrouvent à nouveau, il faut donc que les taux du marché repast au dessus de 0.11%. Pour le moment, tous les taux courts inferiors à six mois sont encore négatifs† Ils sortiront de cette situation en septembre, lors de la deuxième remontée prévue des taux directors de la BCE. Cela signifie qu’à ce moment-là, les banques pourront imaginer de remonter leurs taux sans perdre de l’argent. Mais reste à voir si elles auront “envie” de le faire.

2/ Les banques n’ont pas besoin des dépôts

Car en réalité, le système banking n’a pas besoin des dépôts d’épargne. il est and excess liquidity (même si toutes les banques ne sont pas dans ce cas) et cette situation va mettre des années à se normaliser. Même si cela sera moins problématique lorsque les taux ne seront plus négatifs, il faut que le jeu en vaille vraiment la chandelle pour qu’elles commencent à repartir à la chasse aux depots† C’est-à-dire que le différentiel entre les taux d’intérêts qu’elles offrent et ce qu’elles peuvent trouver sur le marché pour réinvestir les dépôts d’épargne soit suffisamment important.

3/ Un “coup marketing”? Possible corn limit

Ceci dit, on présume que, du côté des équipes marketing des banques, les discussions doivent aller bon train. Laquelle ne rêverait pas d’être la première à venir au secours de l’épargnant en annonçant (in short) une remontée des taux d’intérêt sur certains comptes? The source banking, “remonter les taux de 0.11% to 0.25% ne coûterait pas trop cher† Il s’agira d’une décision commerciale, d’un signal que la banque veut ou non donner”.

Et même si, face à une inflation galopante, il ne restera toujours à l’épargnant que ses yeux pour pleurer, la banque qui relèvera ses taux sera perçue comme le chevalier blanc. Personne n’ose avancer de timing pour retrouver une situation où l’épargne est rémunérée au minimum autant que l’inflation† Bref: le coup marketing n’est pas exclus, mais ce ne sera pas un game changer pour l’épargnant.

Flambée des taux hypothécaires: tout s’explique

Si les banques ne semblent pas pressées de relever les taux d’intérêt des comptes d’épargne (pour les raisons expliquées plus haut), il ne vous aura sans doute pas échappé qu’elles n’ont pas traîné pour relever les taux des credits hypothécaires† Etc’est normal. Car pour ces taux, on se réfère à la partie longue de la courbe des taux. Et particulièrement à l’OLO belge à 10 ans, qui vient de passer 2% alors qu’il stagnait encore autour de 0% au début de l’année.

La hausse des taux hypothécaires s’accelère d’ailleurs, si l’on ne regarde que les taux officiels publiés par les banques. Ils frôlent aujourd’hui les 3% en moyenne alors qu’ils tournaient encore autour de 1.8% au début de l’année† L’impact de la hausse des taux à long terme se fait toujours sentir dans un second temps sur les taux hypothécaires, car il existe un décalage dû à la concurrence entre les institutions Financières, qui adaptent leur taux plus spring ment. À titre d’exemple, BNP Paribas Fortis, le leader du marché, a adapté sa feuille de taux officiels seulement au mois de mai, at 3.5% pour le 20 ans fixe.

Bien sûr, en terms de négociations, il reste clairement de la margin, étant donné que la moyenne des taux négociés reste bien en dessous des 2%, à 1.7% actualuellement.

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