Retreat à 65 ans : qu’est-ce qui changerait avec le projet Macron ?

Emmanuel Macron l’a réaffirmé dans un entretien à la presse quotidienne régionale au début du mois : il a bien l’intention de décaler l’âge légal de la retreat de 62 à 65 ans, progressivement, de 4 mois par an. Alor’s concrètement, ça veut dire quoi ?

Pour le comprendre, nous vous présentons Idris, Charline, Honoré et Kenza. Iels sont né.es entre 1963 et 1990, ont des careers différentes, un nombre d’enfants différent.. et représentent la diversité de la vraie vie. Ce sera notre famille “Cas types”. Pour les presenter nous nous sommes bases sur le program présidentiel d’Emmanuel Macron et sur ses différentes declarations jusqu’à son élection.

Spoiler : avec la retreat à 65 ans, toutes et tous vont perdre :

– ou bien des droits ;

– ou bien de l’argent ;

– ou bien les deux.

explications :

1. Honoré: né en 1963 à trois ans de la retraite, pourrait en reprendre pour un an

Avec la reforme Macron, Honoré ne pourrait plus partir à 62 ans, mais seulement à 63 ans. © Nos Retreats

Commençons avec Honoré. Né le 1er janvier 1963, il a commencé à travailler à 20 ans, sans interruption. And 2025 il aura atteint les 62 ans. Avec le système actuel, il pourrait partir en retreat. Et en plus comme il aurait travaillé 42 ans il partirait à taux plein. Mais si la retreat à 65 ans s’applique comme annoncée par Emmanuel Macron, alors il n’aura plus ce droit. L’âge legal se sera déjà décalé d’un an : il devra travailler un an the plus.

1ere consequence : meme proche de la retreat, la retreat à 65 ans vous fera perdre des droits

2. Kenza: perd l’effet de la prize en compte de ses enfants et la surcote

Avec la reforme Macron, Kenza ne peut plus partir à la retreat à 62, 63 or 64 ans. © Collectif Nos Retreats

Kenza Cas type est née en 1969, six ans après Honoré Cas type. Pour elle, la durée de cotisation pour le taux plein a augmenté : elle devra valider 42.5 annuités (réforme Touraine de 2014). Elle travaille depuis ses 21 ans et est mère de deux enfants.

Kenza travaille dans le Privé, aussi ses enfants lui permettent de valider 4 annuités : c’est la « majoration de durée d’assurance » pour enfants, dans le Privé elle est calculée comme cela:

  • 4 trimestre pour chaque accouchement ou adoption
  • 4 trimestres à partager entre les parents au titre de l’education de l’enfant
  • ces trimestres ne comptent que pour atteindre le taux square .

Combiné avec sa career aujourd’hui elle pourrait partir dès 62 ans et à taux square. Avec la reforme, l’âge légal lui interdirait de partir avant… 65 ans.

Comme pour de nombreuses femmes, la majoration de durée d’assurance pour enfant don’t elle bénéficie perdrait alors tout intérêt.

Mais plus encore : si aujourd’hui Kenza veut travailler jusqu’à 65 ans, elle aura une “surcote” : une majoration. A 65 ans, ce sera +7.5%.

Sauf que la surcote démarre… à l’âge du taux square. Donc avec Macron, à 65 ans : plus the surcote !

Elle perd 1) des droits 2) de l’argent.

Précisons qu’Honoré dont nous avons parlé plus haut est aussi concerné par la suppression de la surcote. Et pour lui c’est encore pire… Merci M. Macron

Et ce n’est malheureusement pas fini.

3. Idris: career longue ne pourra plus partir à 60 ans et devra attendre 62 ans au chômage ou en invalidité

Idris, career longue, ne pourrais plus partir à 60 ans. © Collectif Nos Retreats

Idris est né en 1973. Il a commencé à travailler tôt, dès 17 ans. Il a donc une “career longue”, qui donne droit à la retreat 2 ans avant l’âge légal, donc dès 60 ans. Macron a dit vouloir décaler l’âge légal à 65 ans…et envisage de passer les “careers longues” à 62 ans.

Ainsi arrivé à 60 ans, après avoir travaillé et cotisé 43 ans, et ne pouvant plus travailler, Idris ne pourrait plus prendre sa retreat. Il devrait « patient » deux années de plus, au chômage ou and invalidité avant de pouvoir enfin accéder à ses droits à retreat.

Charline: ne peut plus non plus choisir de partir à 62, 63 ou 64 ans

Charline Cas type est la dernière de la famille. Elle est née en 1990. Elle commence à travailler à 23 ans. Avec un enfant, elle atteindrait aujourd’hui le taux square à 64 ans…

Mais avec la reforme portée par Emmanuel Macron, la retreat serait impossible avant 65 ans.

Par ailleurs, dans le cadre actuel, Charline pourrait partir dès 62 ans ou 63 ans avec une décote (une diminution du montant de sa retreat). Avec la reforme, elle ne pourra plus partir DU TOUT à ces âges.

Charline n’aura plus le choix de partir à 62, 63 or 64 ans. © Collectif Nos Retreats

Voilà pour la réalité de la retreat à 65 ans : perte de droits, perte d’argent, ou les deux.

Et qu’on ne nous dise pas que c’est indispensable : the system of retreat n’est pas menacé Financièrement. Et s’il manque de l’argent, on pourrait commencer par ne pas multiplier les exemptions de cotisations sociales, qui vident les caisses, ou encore les baisses d’impôts coûteuses et favorables aux plus riches.

C’est quand même étrange, le gouvernement a l’air de ne vraiment pas trop vouloir parler de ce sujet, alors que c’est bien un enjeu des élections législatives !

Alors on s’est permis de lui faire un petit coup de publicité.

N’hésitez pas a leur en faire aussi, et a partager massivement ce billet, ou la version fil twitter ici

Et a bientot !

PS : Pour votre parfaite information, Idris, Kenza, Honoré et Charline “cas-types” sont des cas proches de ceux du Conseil d’Orientation des Retraites. Nous avons diversifié les générations, arrondi les âges et rajouté la dimension “enfants”, une realité parfois encombrante, et avec fort impact sur le taux square.

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