Sauveteurs aux têtes blanches | Le Journal de Montreal

The plus and plus the retreats ont été appelés à la rescousse afin the pallier le manque criant de sauveteurs dans les piscines et autres points d’eau du Québec.

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« Je suis replongée dans mon univers d’adolescente, résume Marie Laforest, 53 ans. C’est la première fois que je vois des sauveteurs avec des têtes blanches. †

Depuis janvier, celle qui a été mère au foyer a renoué avec son emploi de jeunesse en travaillant chez Sopiar, une entreprise qui fournit des sauveteurs aux centers aquatiques de Beloeil, Sainte-Julie et Chambly, and Montérégie.

L’entreprise offre depuis 2021 des formations destinées uniquement aux retreats, ce qui permet à ces centers aquatics de maintenir des plages horaires généreuses malgré le manque de sauveteurs partout au Québec.

La Société de sauvetage du Québec estime qu’il manque 2000 lifeguards† La pénurie de main-d’œuvre, qui existait déjà avant la pandémie de COVID-19, s’est accentuée avec l’annulation des formations de jeunes sauveteurs pour des raisons sanitaires. Les adolescents sont donc moins nombreux autour des piscines.

étonnement

Lorsque la première cohorte de retraités s’est retrouvée sur les chaises de surveillance à l’automne 2021, plusieurs baigneurs se sont étonnés, rapporte la gestionnaire aquatique chez Sopiar, Carine Poulin.

« Les gens nous disaient : “c’est une tête blanche ? Il est capable de faire ça?” †

Puis, « the fil en aiguille », cela a fait boule de neige et d’autres retreats on levé la main.

Dans d’autres villes, les initiatives de recrutement visant cette population se multiplient, confirme le director général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins.

« Il n’est pas rare de me faire dire par les centers aquatiques : “je n’ai pas de sauveteurs pendant le jour” », fait-il savoir, en expliquant que cette main-d’œuvre âgée permet de combler les trous dance les horaires laisses par les étudiants qui doivent all à l’école.

En pleine forme

Solange Bédard, 62 ans, et son conjoint François Paré, 64 ans, se sont lancés dans l’aventure après avoir constaté que les cours de natation de leur petit-fils avaient été annulés faute de sauveteur.

« Je me suis dit : “ça n’a pas de bon sens qu’il n’y ait plus de sauveteurs”. On entend toujours qu’il ya des noyades », explique la retraitée du réseau de la santé.

Comme pour tous les sauveteurs aînés à qui Le Journal a parlé, le couple est en pleine forme.

Sylvie Rossignol, 66 ans, estime que les tests exigés pour devenir sauveteur ne sont pas faits pour tout le monde.


Sylvie Rossignol

Photo Martin Alarie

Sylvie Rossignol

« Pour une personne âgée, les exigences sont enormes », explique l’ancienne gestionnaire qui travaille aux piscines de Granby et de Cowansville, and Estrie.

Elle a trouvé particulièrement ardu de faire le sprint de 50 m la tête hors de l’eau. D’autres ont confié qu’aller chercher une brique de 20 lb dans la partie profonde de la piscine était aussi ardu.

La Sépaq est aussi victime d’une penurie

« Baignade à vos risques » : c’est l’avertissement que la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) doit installer sur un nombre grandissant de ses plages.

« En raison de la difficulté à recruiter des sauveteurs, la baignade surveillée a été retirée au cours des dernières années au Center touristique du Lac-Kénogami [2019]dance la reserve faunique Mastigouche [2020] et dance le parc national du Mont-Tremblant [2021]† Le parc national de la Pointe-Taillon pourrait s’ajouter à cette liste cet été », a énumeré le porte-parole de la Sépaq Simon Boivin.

La société d’État n’est pas épargnée par la pénurie de sauveteurs.

« L’éloignement de certains établissements et la nécessité d’habiter temporairement sur place à quelques endroits ajoutet parfois des obstacles à l’embauche de sauveteurs pour la Sépaq », soutient M. Boivin.

Customize the promotion

Le gouvernement espère embaucher 60 sauveteurs cet été dans la dizaine d’établissements sur 46 qui offrent la baignade surveillée.

La Sépaq décourage d’ailleurs les visiteurs à se baigner dans les endroits sans surveillance.

Pour l’instant, l’enjeu est tel que l’une des plus belles plages du Québec, celle du parc national de la Pointe-Taillon, sur la rive du lac Saint-Jean, ferait l’objet de moins de promotion cet été .

« Ce qu’on m’a rapporté la semaine dernière, c’est que, compte tenu qu’on ne trouve pas de sauveteurs, on ne fait pas la promotion de la plage », a affirmé la vice-presidente du syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Maryse Rousseau, qui représente les employés de la Sépaq.

Le director général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins, rappelle que moins de 1% des noyades ont lieu dans des endroits avec surveillance et que, l’an dernier, il y en a eu à des endroits qui n’étaient pas surveillés, faute de sauveteurs.

Salary

Même si une prime de 2.50 $ l’heure sera offer à tous les employees de la Sépaq cet été, Mme Rousseau déplore que ses sauveteurs soient moins bien payés qu’ailleurs.

Le Journal a facilement trouvé des offres d’emploi à 20 $ l’heure, alors que le salaire horaire d’entrée à la Sépaq est de 15.17 $ l’heure avant la prime.

Elle veut être la doyenne canadienne


GEN - SAUVETEURS AND SAUVETEURS

Sylvie Rossignol66 ans, rêve d’être la plus vieille sauveteuse au Canada.

« C’est un défi. Ça me démontre que malgré mon âge, je suis encore en forme », exprime la résidente de Cowansville.

En 2020, elle a fait sa qualification de sauveteuse à Québec et travaille maintenant au center aquatique de sa ville, mais aussi parfois à Granby.

« J’aimerais ça, mais il semblerait qu’il y en a des plus vieux que moi », ajoute-t-elle.

Verification faite, le sauveteur qualifié le plus vieux au Canada a 80 ans et se trouve en Ontario.

Pour la soixantenaire, occuper ce poste est un projet de retreat.

« La natation, c’est mon sport favori. J’ai passé ma vie dans une piscine », mentionne celle qui a notamment fait de la natation artistique à l’époque.

Mais contrairement à d’autres sauveteurs de son âge, elle n’a pas pu benéficier d’une formation dédiée aux retreats.

« On intègre un groupe de très jeunes de 16 ou 17 ans, et moi j’en avais 64. Ce n’est pas tout à fait la même dynamique. Les jeunes sont très accueillants, mais ça a pris de la motivation », resume-t-elle.

a couple d’Iron Man sur les chaises hautes


GEN - SAUVETEURS AND SAUVETEURS

Solange Bedard62 ans, a commencé à travailler comme sauveteuse à l’automne 2021. Elle a tellement « adoré » l’expérience que ç’a donné envie à son conjoint François Parec64 ans, qui l’imitera, l’automne prochain.

Le couple qui a participé à plusieurs triathlons Ironman n’a eu aucune difficulté à se qualifier pour obtenir la certification de sauveteur, qui demandait une centaine d’heures.

« Je m’étais toujours dit qu’à la retreat, j’irais vendre des souliers de course. Mais quand j’ai vu l’annonce de Sopiar, je me suis dit : “mais oui !” †

M. Paré estime que les gens de son âge sont de plus en plus capables de maintenir une forme exemplaire, ce qui ouvre davantage la porte à ce genre d’emploi pour des retreats.

« Les 60 ans d’aujourd’hui, c’est les 40 ans d’il ya 20 ans, illustre-t-il. Moi, j’ai hâte d’être un aîné, mais ce n’est pas demain que je vais en être un. †

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