Train the vie | Quitter son emploi ou continuer à l’endurer ?

Lorsqu’on cherche un emploi, les avantages sociaux offerts sont souvent évalués avec attention. Et une fois qu’on est en poste depuis plusieurs années, on risque de ne pas vouloir y renoncer, et ce, meme si on n’est plus heureux dans son travail. Quelles sont les pistes de solution pour s’en sortir à bon compte ?

Audience at 6:00 a.m

Martine Letarte

Martine Letarte
Collaboration special

La situation

Marie-Claude* est enseignante au secondaire dans un milieu très defavorisé de Montréal. À 51 ans, elle commence à être au bout du rouleau. « C’est très exigeant de travailler dans cette école et après 27 ans, je sens mon energie et ma motivation diminuer, raconte-t-elle. Je souhaiterais terminer ma career sur une note positive et non en congé de maladie. †

Elle envisage donc différentes options, comme vendre sa maison et en acheter une dans sa Gaspésie natale ou dans une autre région, puis travailler dans une école privee ou dans un autre center de services scolaire. Or, cela signifierait qu’elle perdrait son ancienneté et sa sécurité d’emploi. The plus, elle ne pense pas pouvoir obtenir une tâche complete and commençant. « Je ne souhaite pas subir une perte de revenu trop grande ni cesser de contribuer au Régime de retraite des employees du gouvernement et des organisms publics [RREGOP] », precise-t-elle.

Elle envisage aussi de rester en poste jusqu’en 2029, année où elle pourra prendre sa retreat sans pénalité, mais pour y arriver, elle prendrait une réduction de tâche sans impact sur sa retreat. Elle jongle aussi avec la possibilité de prendre une retreat anticipée, avec pénalité, en 2025, donc à 55 ans, et combler le manque avec ses régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), ses comptes d’étres (d’épargne CELI) et de la supplement. « Quelle serait la meilleure option du point de vue financier ? », demande-t-elle.

Les chiffres

Marie-Claude, 51 years oldSalary : $92 000
Comptes banking : $18,000
REER : $113,000 en fonds équilibrés de croissance
CELI : $17,000 and fund de revenus plus
Epargne annuelle : environment 5000 $
Valeur de sa maison in Montreal : environment $400,000
Solde du prêt mortgage : 51 000 $
Prix ​​visé pour une maison en region : maximum $400,000
Depenses annuelles : $42,000

Partir en region ?

D’autres enseignants et employés du système public se trouvent dans une situation semblable à celle de Marie-Claude, remarque Julie Paquin, planificatrice Financière et Vice-Presidente, gestion Privée, chez Optimum Gestion de placements.


PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Julie Paquin, planificatrice Financière et Vice-Presidente, gestion Privée, chez Optimum Gestion de placements

« Les dernières années n’ont pas été faciles avec la pandémie et il ya eu de nombreuses remises en question chez ces employés, remarque-t-elle. Mais en meme temps, avec leurs avantages sociaux, ils se sentent dans une cage dorée et en sortir aurait de grands impacts financiers. Alors, plusieurs maintiennent le status quo au détriment d’une qualité de vie et, bien souvent, de leur santé. †

Si on regarde d’abord la possibilité de retourner vivre en Gaspésie, ou ailleurs en région, l’avantage est que Marie-Claude pourrait changer de milieu de travail rapidement tout en gardant ses avantages sociaux et continuer à cotiser au RREGOP, qui offre des prestations déterminées guarantees à vie.

« Elle devrait regarder dès maintenant en Gaspésie et dans d’autres régions qui l’interessent pour voir si elle pourrait trouver un emploi à temps plein dans une école dans un secteur moins défavorisé que celui dans leetréquel à Montelle’ consequences de sa perte d’ancienneté, affirme Julie Paquin. On est quand même en situation de pénurie de personnel. †

Pour ce qui est de vendre sa maison de Montréal, la planificatrice Financière affirme que c’est un bon moment en raison des prix élevés. « Puis dépendamment d’où elle ira s’installer en région, elle pourrait probablement trouver une belle propriété pour le meme prix ou pour moins cher, précise-t-elle. Mais il ne faut pas vendre avant d’avoir trouvé, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’offres. †

Rest jusqu’à 55 or 58 ans ?

Si Marie-Claude décide plutôt de rester en poste à Montréal pour quelques années encore, Julie Paquin explique que différentes options s’offrent à elle. D’abord, regardons l’hypothèse selon laquelle l’enseignante continue de travailler à temps plein et prend une retreat anticipée avec pénalité dès qu’elle est admissible, en novembre 2025. La planificatrice Financière estime que l’enseignante fois àurait, une la retreat à 55 ans, une interest de près de 41 500 $ à vie.

« Avec ses économies, elle aurait suffisamment d’actifs pour maintenir son train de vie de 42 000 $ indexé jusqu’à 95 ans, soit la longévité à tenir compte d’après les normes de l’Institut québécois de planification elle Financière, et aurait toujours sa residence », precise-t-elle.

En guise de comparaison, toutefois, si elle continue à travailler jusqu’en 2029, année où elle n’aurait pas de réduction de sa rent, elle recevrait près de $ 57 000 par année à vie.

« C’est une différence d’environ 15 700 $ per année : ce qui est quand même beaucoup d’argent », affirme Julie Paquin.

Retreat progressive

Marie-Claude pourrait aussi décider de demander une réduction de tâche à son center de services scolaire pour adoucir les quatre ans qui lui restent au travail si elle décide de prendre sa retreat à 55 ans. Selon sa convention collective, elle devra prendre sa retreat après 60 mois maximum. Toutefois, pour que sa rent ne soit pas réduite, Marie-Claude devrait continue a payer ses cotisations comme si elle avait son plein salaire.

Si elle prend une charge de travail de 80 %, soit quatre jours par semaine, la planificatrice Financière évalue qu’elle aurait un salaire d’environ $73 600. « Alors que le montant de la cotisation annuelle pour son plein salaire est de $ 7900, elle devrait en assumer 20%, soit $ 1580, sans l’aide de son employeur, ce qui demeure facilement absorbable », affirme Julie Paquin.

Par contre, ce serait plus difficile si elle allait vers une charge de travail de 60%, soit trois jours par semaine, avec un revenu qui tournerait autour de 55 200 $.

« Mais il serait possible d’y arriver, affirme Julie Paquin. Un tool précieux pour Marie-Claude serait de réaliser un budget détaillé à suivre avec rigueur jusqu’au moment où elle commencera à recevoir ses prestations du RREGOP. †

* Bien que le cas mis en lumière dans cette rubrique soit réel, le prénom utilisé est fictif.

Vous planifiez un projet qui demande une utilization judicieuse de votre argent ? Vous avez des problems financiers ?

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