Variant Omicron : pourquoi les marchés financiers tanguent autant


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Comme des funambules. Depuis quelques jours, les investisseurs du monde entier se regardent, fébriles, marcher sur la corde de la Bourse and se demandant ce qui va leur arriver… Car après des mois de joyeuse insouciance, avec des marchés en pleine euphorie, c’est desormais l’incertitude qui domine. Et si l’apparition du nouveau variant du Covid, potential resistant aux vaccines, faisait tout basculer de nouveau ? La situation n’a certes rien à voir avec le printemps 2020 où la pandémie avait provoqué un krach historique sur les marchés. Mais les actifs financiers, actions et cryptomonnaies en tête, sont à des levels, tels que le moindre grain de sable, surtout dans le contexte de retour de l’inflation, pourrait gripper la machine. Et faire chuter les investisseurs de très (très) haut.

La capitalization record des marchés

Les marchés n’ont en effet jamais été à un level si élevé. Mi-novembre, la valeur total des Bourses globals a dépassé pour la première fois les… 120,000 billions de dollars. Sur le papier, ce chiffre peut vous sembler aberrant, et pour cause : il correspond à une boome de plus de 30,000 milliards de dollars en à peine plus d’un an. Pour comprendre ce que cela représente, il faut se dire que 30,000 billions de dollars représentent à peu près 10 fois le CAC 40, l’indice phare à la Bourse de Paris, ou l’intégralité de la Bourse américaine !

“Jamais les banquescentrales n’ont déployé des sommes aussi massives sur un temps aussi court”

Comment expliquer un tel emballement ? La fusée “marchés financiers” bénéficie en réalité de plusieurs moteurs. D’abord la politique monétaire des banquescentrales, Réserve fédérale américaine et Banque Centrale européenne en tête, qui ont injecté des sommes records dans le système depuis mars 2020. Selon les estimations, elles auraient mis sur la milliards table the dollars. “Jamais les banquescentrales n’ont déployé des sommes aussi massives sur un temps aussi court”, explique Christophe Barraud, chef économiste et stratégiste chez Market Securities. Et une partie non négligeable d’entre elles se retrouve investie sur les marchés financiers.

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Dividends records à l’échelle global

Le deuxième moteur correspond aux plans de relance massifs des Etats, notamment aux Etats-Unis où l’administration Biden vient de faire voter, presque coup sur coup, deux plans – don’t un sur les infrastructures – pour un total de plus de 2 000 billions the dollars. Mais, plus que cela, c’est la reprise économique et les results des entreprises qui sont le principal moteur des Bourses globals. “L’économie est repartie très fort en 2021, surtout aux Etats-Unis, où le taux de croissance évolue sur une trajectoire nettement supérieure à celle d’avant crisis”, souligne Nicolas Chéron, stratégiste pour Zonebourse. Résultat, les performances des entreprises cotées sont à un level jamais atteint, leurs dividendes également – ils devraient atteindre 1 460 billions de dollars cette année, selon le cabinet Janus Henderson, et les investisseurs misent plus que jamais sur elles.

Cette belle mécanique pourrait-elle s’enrayer ? Rien n’est jamais sûr avec les marchés, mais en attendant de voir l’impact du nouveau variant africain, le risk de surchauffe est bien present. D’abord parce qu’une partie de la hausse des cours est aussi due aux rachats massifs d’actions. The system is consistent pour une entreprise à racheter ses propres titres permet de faire mécaniquement monter le cours boursier. Et 2021 s’annonce sans pareil sur ce plan-là : rien qu’aux Etats-Unis, les rachats d’actions devraient dépasser les 1 110 milliards de dollars, enfonçant le précédent record de 2018, selon le cabinet Birinyi.

La surchauffe est également visible avec le rapport du “cours sur bénéfice” des entreprises, c’est-à-dire le ratio entre le prix de l’action et le bénéfice, qui ne cesse de grimper dans beaucoup de secteurs. Plus ce ratio est élevé, plus cela signifie que la valorisation de l’entreprise est importante par rapport à ses bénéfices. Dans la Tech, il atteint des levels historiques. Alors qu’il est en average de 10 dans l’industrie automobile, celui de Tesla est supérieur à 500… A situation quasi inédite. “Aux Etats-Unis, sur certains secteurs, on est au level, voire au delà de ce que l’on voyait avant l’explosion de la bulle Internet en 2000”, prévient Vincent Boy, analyste marchés chez IG France. Dernier signe de surchauffe : selon Dealogic, presque la moitié des entreprises qui ont rejoint la Bourse cette année (en levant 1 billion de dollars) valent aujourd’hui moins qu’au moment de leur introduction…

Lesson crypto monnaies and orbite

Le marché des cryptomonnaies est aussi en pleine forme. Ces dernières semaines, il a franchi la barre des 2 500 billions de dollars the “capitalisation”, et s’est même permis un bref passage au-dessus des 3 000 billions de dollars ! Sur un an, cela représente une boom de plus de 500 % – il pesait “seulement” 400 billions de dollars il ya un an. Mais le bitcoin et autres jetons numériques montent-ils pour les memes raisons que les Bourses ?

The milliers of the milliards injectés par les banques Centrales leur ont évidemment profité, l’autre moteur de leur flambée se situe surtout du côté du développement d’un écosystème qui compte désormais des centaines de start-up un la plane partout. En France, plusieurs sociétés comme Sorare et Ledger on fait une entrée fracassante au sein de la famille des licornes, ces “entreprises magiques” qui pèsent plus the 1 billion d’euros. “Le secteur n’a rien à voir avec ce qu’il était lors de la précédente bulle, en 2017. Il est beaucoup plus mature”, souligne le responsable d’un fonds d’investissement français. Preuve en est aussi l’arrivée des banques, ainsi que de géants du paiement comme PayPal et Mastercard, et même du constructeur automobile Tesla.

L’or presque a son record historique

C’est all the paradox of the situation. Alors que les marchés sont à des levelsx élevés, l’or, qui est considéré comme la valeur refuge, devrait être – normalment – en baisse ou du moins stable. Or il suit, lui aussi, une trajectoire ascendante. Celle-ci n’est certes pas aussi dynamique que celles des Bourses ou des cryptomonnaies, mais le prix du métal jaune évolue non loin de ses sommets historiques. Fin novembre, l’once valait un peu plus the 1 700 dollars.

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Alors, simple effet des injections de liquidite ? Les choses sont en réalité un peu plus compliquées. La hausse continue de l’or est d’abord le signe qu’un nombre croissant d’investisseurs anticipent une correction des marchés. Comme si cette bonne santé était un indicateur avancé des soucis futurs… Les raisons de cette forme de skepticisme ? D’abord la crainte d’un return de la bete noire des financiers, l’inflation. Le mécanisme est simple : l’inflation fait remonter les taux d’intérêt, et donc le taux d’emprun des obligations des Etats, qui devinnent par ricochet des placements très intéressants – sûrs et rentables – mon actions au desettriment. Or, selon les derniers chiffres, le dérapage des prix s’amplifie. Dans la zone euro, c’est leur plus forte boom depuis 2008… “Avec en plus un potential nouveau variant, tout est possible sur les marchés”, explique un investisseur. En attendant, les investisseurs continuent d’avancer sur leur corde.


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